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Après quelques jours de vacances à l’occasion des Fêtes, Andréanne Larouche reprendra du service en début d’année prochaine avec l’intention de poursuivre l’avancement de dossiers locaux.
Après quelques jours de vacances à l’occasion des Fêtes, Andréanne Larouche reprendra du service en début d’année prochaine avec l’intention de poursuivre l’avancement de dossiers locaux.

Une année fort occupée pour Andréanne Larouche

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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À l’image de la dernière année, la session parlementaire qui s’achève a été marquée par la pandémie de la COVID-19. Si celle-ci s’est avérée synonyme de ralentissement pour bien des Canadiens, pour les députés tels qu’Andréanne Larouche dans Shefford, cela a plutôt rimé avec beaucoup de pain sur la planche.

Dans la dernière année, ce sont tout près de 650 dossiers que l’équipe de circonscription de l’élue a eu à gérer, tout autant de citoyens qui ont cogné à sa porte pour obtenir de l’aide sur une pléthore d’enjeux. Immigration, assurance-emploi, prestation canadienne d’urgence (PCU), sécurité de la vieillesse, subvention d’urgence aux entreprises, voyageurs : les résidents de Shefford étaient inquiets et se posaient beaucoup de questions, dont la plupart ont été teintées par la pandémie.

«Pendant que j’étais en Chambre à Ottawa, mon équipe de circonscription fait un travail incroyable pour accompagner tous ces citoyens», souligne la députée.

Parmi les citoyens ayant eu recours à ses services, elle a relevé un grand nombre d’aînés et d’associations représentant les membres du bel âge. La précarité financière de plusieurs d’entre eux et la lenteur du gouvernement fédéral à leur venir en aide a grandement interpellé celle qui est porte-parole en matière de Condition féminine, de l’Égalité des genres et des Aînés au sein du caucus fantôme du Bloc Québécois.

C’est pourquoi Mme Larouche a exigé plus d’argent à la Chambre des communes pour les personnes âgées dont le pouvoir d’achat diminue avec le temps, un phénomène exacerbé par la pandémie.

«Lors du discours du Trône, le gouvernement libéral avait réitéré sa volonté d’augmenter la pension de la Sécurité de la vieillesse pour les personnes de 75 ans et plus. Et qu’arrive-t-il avec les 65 à 74 ans? Il est inacceptable de vouloir créer deux classes d’aînés. D’autant plus que la majorité des personnes âgées sont déjà dans une situation financière très difficile qui a été aggravée par la pandémie.»

«Cependant, pandémie ou pas, leurs besoins sont toujours présents : nourriture, loyer, médicaments, soins. Les prix ne cessent d’augmenter, mais leur pouvoir d’achat ne suit pas. Les aînés qui ne reçoivent que leur pension de la SV ainsi que le Supplément de revenu garanti (SRG) doivent se contenter du minimum et parfois délaisser des médicaments ou des soins pour arriver à subsister», affirme-t-elle, déplorant que les aînés n’aient touché qu’un «montant dérisoire en comparaison de la pression [financière] qu’ils ont subie.»

Mme Larouche joint aussi ses efforts à ceux de son parti pour obtenir d’Ottawa des transferts en santé plus généreux vers les provinces afin qu’elles puissent mieux gérer les lendemains de la pandémie et assurer les soins à la population vieillissante.

Soutenir l’agroalimentaire

Les producteurs agricoles de Shefford ont aussi été entendus par la députée bloquiste, elle qui dit avoir reçu «des dizaines et des dizaines» de lettres et d’appels de leur part, inquiets pour leur avenir à la suite de la renégociation de l’ALENA et d’autres accords de libre-échange qui ont créé des brèches dans le système de la gestion de l’offre.

Mme Larouche félicite d’ailleurs son parti et ses collègues Yves Perron, porte-parole en matière d’Agriculture, et Simon-Pierre Savard-Tremblay, porte-parole en matière de Commerce international, pour avoir talonné Ottawa afin qu’il respecte son engagement d’indemniser ces producteurs, qui sont légion dans la circonscription et qui bénéficieront de ces montants d’argent. Pour elle, le versement d’une «partie significative» de l’argent promis est une avancée, mais démontre aussi qu’il faut maintenir la pression sur le gouvernement pour qu’il tienne parole.

D’autres pans de l’économie devront aussi être soutenus pour survivre au contexte actuel qui pourrait mener à l’extinction de nombreuses entreprises. Andréanne Larouche pense notamment aux cabanes à sucre, très nombreuses dans la circonscription de Shefford, qui en plus de contribuer à l’économie locale, sont porteuses d’un pan de notre patrimoine.

«À la fin de l’été, j’ai rencontré des représentants de cette industrie qui étaient très inquiets pour l’avenir de leurs collègues, relate-t-elle. On ne sait pas encore ce qu’Ottawa prépare pour la suite des choses, mais nous [le Bloc], on a inclus les cabanes à sucre dans notre plan de relance parce qu’on croit que celle-ci va passer par le développement de l’économie locale.»

Des dossiers locaux pour 2021

Après quelques jours de vacances à l’occasion des Fêtes, Andréanne Larouche reprendra du service en début d’année prochaine avec l’intention de poursuivre l’avancement de dossiers locaux.

«Je pense entre autres à Waterloo qui veut revamper sa bibliothèque municipale, à Saint-Césaire qui voudrait construire un nouvel aréna et Racine qui a un projet de centre communautaire, énumère la députée. Mon rôle c’est d’aider ces communautés à bien présenter leurs idées et de les arrimer avec les programmes de financement fédéraux qui pourraient permettre de les concrétiser.»

L’élue s’engage aussi à poursuivre sa défense des droits des femmes et des aînés, elle qui s’est récemment penchée sur la question de la création et de la diffusion de matériel pornographique et de pornographie juvénile à des fins commerciales. Un enjeu pour lequel elle a déposé une motion au Comité permanent de la condition féminine dont elle est la vice-présidente.

«Je trouvais ça important que ça passe par ce comité en fait. Bon nombre de vidéos pornographiques sont produites en exploitant des femmes et des enfants, en leur infligeant des violences inacceptables. Des vidéos produites et diffusées sans le consentement des personnes impliquées ont d’importantes conséquences sur leur vie. Ainsi, en comité, il faut s’intéresser à ce sujet et faire une analyse des mesures législatives actuelles afin d’empêcher la production et la diffusion de matériel pornographique sans consentement et de pornographie juvénile», souligne-t-elle.