Le président de Protégeons Bromont, Bertrand Lussier, en compagnie de Gilles Poulin, fondateur et coorganisateur du Bromont Ultra.
Le président de Protégeons Bromont, Bertrand Lussier, en compagnie de Gilles Poulin, fondateur et coorganisateur du Bromont Ultra.

Une alliance couronnée de succès

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
L’union fait la force, dit le proverbe. Le partenariat entre le Bromont Ultra, qui comptait pas moins de 11 courses, et la campagne du Parc des sommets en est un probant exemple. Sur des recettes totalisant 235 000 $, les organisateurs de l’événement sportif ont officiellement remis jeudi 32 000 $, soit 17 % de l’ensemble des dons, au projet de parc protégé.

« Avoir une cause comme le Parc des sommets a vraiment été gagnant pour le Bromont Ultra. C’est un excellent coup et on est très fiers de pouvoir remettre 32 000 $ pour que le projet se réalise. On voit qu’il y a un réel engouement. Les gens ont embarqué sans hésiter », a indiqué en entrevue Gilles Poulin, fondateur et coorganisateur de l’événement, qui en était à sa quatrième mouture.

En fait, le projet du Parc des sommets s’est à ce point démarqué qu’il a été la seconde cause, sur un total de 14, à être appuyée par le plus grand nombre de donateurs et ayant amassé le plus d’argent. Quelque 460 participants ont remis 63 000 $ à Rêves d’enfants, alors que 425 personnes ont fait de même pour le Parc des sommets. 

Avec un tel succès, pas de doute que le Bromont Ultra sera de retour l’an prochain. Gilles Poulin compte par ailleurs monter la barre d’un cran à tous les niveaux, notamment en proposant de nouveaux tracés. 

Près du but

La somme remise par le Bromont Ultra arrive comme une bouffée d’air frais pour l’équipe qui mène la campagne de financement. « On a mis tellement d’efforts pour porter le projet du Parc des sommets jusqu’ici. On est très près du but. On sent l’appui de la communauté de Bromont, mais ça va bien au-delà du territoire, a fait valoir le président de Protégeons Bromont, Bertrand Lussier. Un très grand nombre de donateurs viennent d’un peu partout au Québec. C’était le cas avec le Bromont Ultra. Ça nous envoie une indication du grand rayonnement du projet. »

Rappelons que la somme globale pour acquérir le flanc sud du mont Brome, soit les monts Spruce et Bernard de même que le secteur du Val 8, s’élève à 8,25 M $, en raison des taxes de vente applicables puis de la création d’un fonds de gestion pour la protection à long terme. À ce jour, les partenaires dans cette initiative, soit Protégeons Bromont, la Société de conservation du mont Brome, Corridor appalachien, les Amis des sentiers de Bromont et Conservation de la nature Canada (CNC), ont recueilli près de 820 000 $ en dons privés et en engagements sur un objectif d’un million.

De son côté, Bromont souhaite contribuer au projet à hauteur de 2,75 millions. En ce qui concerne CNC, l’organisme devrait injecter 1,5 M $ provenant de fonds sous gestion d’Ottawa et de Québec. De plus, une enveloppe avoisinant 2,8 millions est attendue du gouvernement provincial, notamment du ministère du Tourisme.

La proposition amendée du projet, adoptée par les élus, prévoit entre autres l’aménagement d’un « parcours de ski de fond (critérium) dessiné par Pierre et Alex Harvey », l’ajout d’un refuge et d’un musée à même un bâtiment de type « cabane à sucre », la construction d’un trottoir de bois (caillebotis) pour garder les gens dans les sentiers afin de préserver les EFE puis d’un pavillon d’accueil, ainsi que la mise en place d’une navette électrique.

Or, pas question de dénaturer le vaste site en abattant une foule d’arbres. « Il n’y aura pas de route dans la montagne. Le but, c’est de la préserver, a fait valoir Bretrand Lussier. En fait, il n’y aura pas plus d’infrastructures qu’au Domaine du lac Gale. Et la population aura son mot à dire dans l’aménagement. »