Le centre-ville de Granby s’enrichit d’un zoo virtuel, aménagé sur un parcours extérieur de réalité augmentée, dans le cadre de la campagne Granby est zoo.

Un zoo virtuel à découvrir

Après les sculptures ludiques d’animaux, le centre-ville de Granby s’enrichit d’un zoo virtuel, aménagé sur un parcours extérieur de réalité augmentée. Une première au Canada, voire sur la planète, selon la présidente de Commerce tourisme Granby et région (CTGR), Julie Bourdon.

Girafe, tortue, lion, gorille et autres animaux animés et grandeur nature apparaissent dorénavant à des endroits choisis de la ville, à l’écran des téléphones intelligents et des tablettes, grâce à une application qu’il est possible de télécharger depuis ce jeudi. Au total, 10 plaques identifiées aux couleurs de Granby est zoo ont été installées sur un parcours permanent de deux kilomètres, entre le Zoo de Granby et le parc Daniel-Johnson.

« Ça vient compléter l’offre de Granby est zoo », fait valoir Mme Bourdon, également conseillère municipale, alors que les détails de l’an deux de la campagne promotionnelle de l’image de marque de la Ville sont dévoilés ce jeudi.

Selon elle, le conseil municipal et l’équipe de CTGR cherchaient à innover cette année, notamment en misant sur le volet numérique, une tendance forte dans l’industrie touristique. « On voulait aller plus loin et cette application fittait parfaitement », dit-elle.

Détail: il ne faut pas confondre réalité virtuelle et réalité augmentée. Aucune lunette à porter pour découvrir le parcours. Seule l’application, disponible gratuitement sur Google Play ou App Store, est nécessaire. Les animaux virtuels s’invitent ainsi dans le réel. Un peu à l’image du populaire jeu de réalité augmentée Pokemon go!

Partenaire 
Des plaques ont entre autres été aménagées au parc Miner, à l’église Notre-Dame, à la place Johnson, à l’église St-George, au parc Victoria ainsi qu’à l’hôtel de ville. Elles permettent toutes, selon Julie Bourdon, de mettre l’accent sur de beaux points de vue de la ville.

L’utilisation est simple. Une fois l’application Granby est zoo téléchargée, il suffit de cadrer une des plaques avec son téléphone intelligent pour voir apparaître, par exemple, une girafe animée au parc Victoria. La personne qui se place dans le cadre peut ainsi interagir de façon virtuelle avec l’animal. Cela permet la capture d’images qui pourront être partagées par le biais de photos, de vidéos ou d’égoportraits.

Au total, 10 plaques identifiées aux couleurs de Granby est zoo ont été installées sur un parcours permanent de deux kilomètres.

Nouveauté cette année: le Zoo de Granby collabore au projet. Non seulement, une plaque, accessible à tous, a été installée à l’extérieur du site, près des guichets d’entrée, mais l’équipe a fourni les faits éducatifs et amusants sur les animaux du zoo virtuel qui permettent de bonifier l’application, se réjouit la présidente de CTGR.

Julie Bourdon affirme qu’un des objectifs visés est d’inciter les visiteurs du Zoo à pousser leur visite au centre-ville pour y découvrir le parcours complet de réalité augmentée, ainsi que les sculptures ludiques, dont quelques nouvelles sont dévoilées ce jeudi.

L’ensemble des citoyens saura aussi y trouver son compte, est-elle convaincue.

Budget
Comme l’an dernier, un budget de 155 000 $, incluant une enveloppe de 30 000 $ aux travaux publics pour divers travaux d’installations, est consacré au positionnement du concept Granby est zoo. Cela inclut, selon Julie Bourdon, la promotion, le développement de l’application et le déploiement du parcours de réalité augmentée, ainsi que de nouvelles œuvres et un autre volet qui sera dévoilé possiblement en juillet.

La conceptualisation ainsi que la réalisation du nouveau volet numérique ont été confiées à l’entreprise longueuilloise ArtBox, qui a travaillé avec SimFusion à la programmation de l’application.

« C’est un des plus beaux projets d’ArtBox à ce jour. Déjà en partant, le projet est super intéressant. Et une application de réalité augmentée, c’est quand même nouveau comme technologie », a commenté Katherine Lachance Lavergne, cofondatrice de l’entreprise, qui a d’autres projets à son actif dans la région, dont à Bromont, montagne d’expériences.

Julie Bourdon souligne que cela ouvre maintenant la porte à d’autres utilisations de la technologie.

« Après, on peut imaginer ce qu’on veut. Rien n’empêcherait qu’on arrive un jour avec un parcours historique de réalité augmentée. Une fois l’application développée, les coûts sont minimes pour ajouter des plaques », souligne-t-elle.