« Notre principale préoccupation, c’est l’humain. On veut être sûr qu’il ne présente­ aucun risque pour l’humain », souligne Carl Girard, directeur de la SPA des Cantons.

Un Yorkshire mordu à mort

Une fête de voisins a pris une tournure dramatique, samedi, à Granby. Un chien de race Husky a infligé au moins une morsure qui s’est avérée fatale pour un Yorkshire. La SPA des Cantons procède actuellement à une évaluation comportementale du Husky. Au terme des observations, des conditions pourraient être imposées au propriétaire de l’animal, notamment que son chien soit tenu en laisse ou qu’il porte une muselière.

Les événements qui ont conduit à la mort de l’animal se sont déroulés à proximité du parc des Pionniers, samedi après-midi, alors qu’une fête des voisins s’y déroulait. Plusieurs enfants et leurs parents ont été témoins de la scène tragique, selon des informations obtenues par La Voix de l’Est.

Les circonstances n’ont pas été précisées par les policiers qui ont été appelés à intervenir une fois l’incident terminé. Chose certaine, un chien de race Husky a mordu à au moins une occasion un chien Yorkshire. Le maître du Yorkshire l’a conduit chez le vétérinaire où son décès a été constaté, indique Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby.

Le propriétaire du chien décédé ainsi que celui du Husky ont été rencontrés par les policiers. Ces derniers ont fait savoir que le propriétaire de l’animal qui s’en est pris au petit chien a reçu une contravention de 272 $ en vertu de l’article 205 de la réglementation municipale puisque l’acte du chien, soit mordre un autre animal, constitue une nuisance au sens de la loi.

Évaluation comportementale
Le personnel de la SPA des Cantons a pris en charge le Husky. Puisqu’il a mordu un autre animal, son niveau de dangerosité doit être établi, explique son directeur, Carl Girard. Ce qui intéresse principalement le spécialiste en pareilles circonstances, c’est le comportement de l’animal à l’égard des humains. « Notre principale préoccupation, c’est l’humain. On veut être sûr qu’il ne représente aucun risque pour l’humain », insiste M. Girard.

« On fait deux évaluations, poursuit-il. On la fait à froid quand le chien arrive parce qu’on veut voir dans quel état il est et on la refait plusieurs jours plus tard pour voir s’il y a un changement. Si à la deuxième évaluation on voit qu’il est encore nerveux, stressé, on peut étirer la période d’évaluation. On veut vraiment prendre le temps pour qu’il soit calme et qu’on voit sa vraie nature. »

Au terme des observations faites par M. Girard, un rapport incluant des recommandations sera acheminé aux policiers de Granby qui décideront du sort qui sera réservé à l’animal. Il est possible que des conditions de garde soient imposées à l’animal, telles que le port d’une muselière, qu’il soit en laisse en tout temps ou qu’il soit gardé par un adulte, énumère M. Girard. C’est ce type de conditions qui ont déjà été imposées par le passé.

M. Girard précise que l’animal n’est pas connu de la SPA des Cantons. Aucune intervention auprès de lui n’a été réalisée avant les événements survenus le week-end dernier.

La Voix de l’Est a contacté le propriétaire du Husky, mais il n’a pas donné suite à la demande d’entrevue mardi.