René Gariépy a reconnu sa culpabilité à plusieurs chefs d'accusation, mercredi, dont agression sexuelle envers une mineure.

Un Waterlois s'expose à la prison

Une peine d'emprisonnement attend un Waterlois de 22 ans qui a reconnu, mercredi, avoir eu des rapports inappropriés avec une mineure.
Déjà détenu, René Gariépy a plaidé coupable aux accusations d'agression sexuelle envers une mineure, de corruption d'enfant, de bris de condition, de recel et de méfaits qui pesaient contre lui.
Les premiers faits reprochés remontent à la fin de 2016. L'accusé a alors eu une relation sexuelle consentante avec une adolescente de 13 ans. Il en avait 21. « Ils se connaissaient depuis longtemps », a indiqué Me Karyne Goulet, du ministère public.
Mise au fait de cette situation, la mère de la jeune fille a contacté les policiers, qui ont arrêté l'accusé. M. Gariépy s'est alors engagé à ne plus entrer en communication avec la mineure.
Il a toutefois renié cet engagement. Les autorités ont mis la main sur 43 pages de textos que l'accusé a commencé à échanger dès le lendemain de son arrestation avec celle qu'il identifiait comme « son amoureuse ». Dans ces messages, il sollicite une autre relation sexuelle.
À sa décharge, M. Gariépy affirme qu'il n'a pas écrit lui-même ces textos puisqu'il est analphabète. « Quelqu'un l'a fait pour lui », a précisé Me Élise Henderson, à la défense, tout en reconnaissant que « l'intention était là ». D'où les accusations de bris de condition.
Aggravation
Son dossier s'est aussi aggravé quand il a été arrêté en possession d'un véhicule tout-terrain volé, en février dernier, puis d'un motocross qui avait aussi été volé. Il a également reconnu avoir lancé une brique sur la voiture d'une femme qui l'avait traité de pédophile. 
René Gariépy n'avait pas d'antécédent judiciaire. Les parties ont avisé le tribunal qu'une peine de prison sera demandée, mais cette étape a été reportée puisque Me Goulet a dit souhaiter que la victime assiste à l'audience. Elle était absente du palais de justice de Granby, mercredi.