Le juge a ordonné que l'accusé soit immédiatement placé en détention.

Un Waterlois coupable d'agression sexuelle

Le tribunal n'a pas cru la version d'un homme de Waterloo accusé d'agression sexuelle.
Martin Swett, 57 ans, avait plaidé non coupable aux accusations de contacts sexuels, d'incitation à des contacts sexuels et d'attouchements en position d'autorité qui pesaient contre lui. La victime avait 10 ans au début des gestes reprochés, en 1990.
Celle-ci a affirmé au procès qu'elle avait eu de nombreuses relations sexuelles avec l'accusé, sans compter les attouchements et demandes de masturbation. En une occasion, son agresseur aurait été jusqu'à lui insérer une saucisse afin de «mesurer son vagin», a rappelé le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, lundi. «Elle a souffert énormément.»
En échange de son silence, elle bénéficiait de certaines faveurs. L'épouse de M. Swett aurait été témoin d'au moins deux agressions, mais l'accusé a toujours réussi à la convaincre de rester. «Il n'avait aucune peur d'être surpris sur le fait», a précisé le juge Champoux.
Son «régime de terreur» a amené la victime à faire une tentative de suicide à 16 ans. Par la suite, les agressions ont cessé. Elle a confronté son assaillant quelques années plus tard, sans résultat. 
Crédibilité
Le témoignage de Martin Swett a été jugé non crédible par le magistrat. Or, «c'est un enjeu de crédibilité». Il «a dit des choses qui manquaient de sens» et s'est défendu malhabilement concernant une infraction, a donné le juge Champoux en exemple. «Je pourrais continuer longtemps. Je ne retiens pas son témoignage.»
Puisqu'une peine de prison se profile à l'horizon, le juge a ordonné que l'accusé soit immédiatement placé en détention. Il reviendra devant la cour à la mi-janvier. À cette date, les parties, représentées par Me Geneviève Crépeau à la Couronne et Me Pascale Gauthier à la défense, suggéreront une peine à imposer à M. Swett, qui avait été arrêté en 2014.