On voit ici une ébauche du projet ÔM Bromont.

Un vaste projet immobilier dans les cartons à Bromont

Un projet d’envergure devrait voir le jour sur un vaste site à l’intersection des rues Galet et Shefford à Bromont, se prolongeant aux abords de la route Pierre-Laporte. Le promoteur Daniel Clément prévoit y construire 120 habitations ainsi que des commerces de proximité. L’initiative pourrait démarrer au début de 2020.

Au fil des ans, plusieurs promoteurs ont tenté, en vain, de lancer des projets résidentiels et commerciaux dans ce secteur. « Depuis 1997, on s’est fait présenter toutes sortes de projets à cet endroit. Certains étaient acceptés, d’autres refusés, mais il n’y a rien qui a fonctionné. Cette fois, on croit que ce sera la bonne », a indiqué le directeur de l’urbanisme de Bromont, Marc Béland.

Deux séances de remue-méninges ont eu lieu afin de jeter les bases du projet, qui porte le nom ÔM Bromont. Des ingénieurs, des urbanistes, des citoyens, des membres du comité consultatif d’urbanisme (CCU) et des employés municipaux ont notamment participé à ce brassage d’idées. De son côté, le promoteur planche sur l’initiative depuis près de deux ans et demi. « On croit que l’emplacement est vraiment idéal. C’est près de l’autoroute (10), du stationnement incitatif et du parc industriel », a fait valoir M. Clément.

Le directeur de l’urbanisme de Bromont, Marc Béland

Communauté

L’homme d’affaires, qui mène le projet avec sa conjointe Louise Rivard, prévoit ériger 120 unités d’habitation sur le terrain de 12 hectares (30 acres). On parle de 47 demeures unifamiliales et huit résidences bifamiliales. Ces dernières permettront toutefois d’aménager un espace bureau au rez-de-chaussée, a précisé Marc Béland. À cela s’ajouteront 11 édifices comptant entre quatre et huit logements.

Le projet a nécessité un amendement au règlement de zonage afin de créer deux nouvelles aires permettant la construction d’immeubles à logements multiples, car seuls les bâtiments unifamiliaux étaient autorisés auparavant dans le secteur. Le concept de communauté sera préconisé dans l’aménagement des résidences « en grappes » de cinq. « On mise sur des maisons passives, plain-pied, avec une notion de regroupement d’unités avec un espace de jardin commun », a mentionné M. Clément. Aucun véhicule ne circulera à travers les îlots d’habitations. Le stationnement se fera en bordure du jardin, a souligné le directeur de l’urbanisme.

De son côté, la Ville souhaite que le promoteur mise principalement sur des maisons « abordables ». « Ce serait un bon attrait pour les travailleurs du parc scientifique et les familles », a fait valoir M. Béland.

Commerces

Étant donné le bruit causé par la circulation sur l’achalandée route Pierre-Laporte, aucune résidence ne peut être construite à l’entrée du projet, de part et d’autre de la rue Galet. Les usages permis dans la zone circonscrite sont multiples. Il s’agit principalement de commerces de proximité.

En ce sens, trois bâtiments devraient être érigés. Bien que rien ne soit arrêté à ce sujet, le promoteur envisage entre autres l’ajout d’un restaurant. « Avec le parc industriel et le camping (Koa) tout près, ça pourrait être intéressant », a dit M. Clément. Un projet de station-service serait toutefois assujetti à un usage conditionnel. Une vaste salle locative devrait aussi être mise à la disposition des résidents du secteur.

Un des enjeux qui pourrait freiner le projet concerne l’implantation d’un feu de circulation à l’angle de la route 241 et de la rue Galet. « Comme la route relève du ministère des Transports, on ne sait pas si ce sera une exigence ou si on pourra seulement ajouter une pancarte d’arrêt, ce qui réduirait possiblement les délais », a soutenu M. Béland.

Conservation

Si le projet de M. Clément et sa conjointe voit le jour, Bromont fera un pas de plus vers son objectif d’avoir 20 % de son territoire en zone de conservation d’ici 2030. De fait, une vaste parcelle de terrain du projet ÔM Bromont deviendrait une aire protégée, soit près de 3,7 hectares (9 acres). Notons également que l’initiative devra être soumise au règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturaux (PIIA).