La poursuite reproche à Réjean Lalumière des gestes qu’il aurait posés auprès de deux personnes, dont une mineure, entre 2003 et 2006. Son procès a été fixé pour cinq jours au palais de justice de Saint-Hyacinthe (photo).

Un Valériennois subira son procès pour agression sexuelle

Un homme de Saint-Valérien-de-Milton, en Montérégie, se défendra en début de semaine prochaine de huit accusations en lien avec des infractions d’ordre sexuel.

La poursuite reproche à Réjean Lalumière, un ouvrier de ferme de 48 ans, des gestes qu’il aurait posés auprès de deux personnes, dont une mineure, entre 2003 et 2006.

Il fait face à des accusations d’agression et d’attouchement sexuels ainsi que d’attouchements alors qu’il était en situation d’autorité ou de confiance, indiquent les documents judiciaires consultés par La Voix de l’Est.

Les présumées victimes étaient âgées de 12 et 15 ans pour la première, et de 19 ans pour la seconde. Comme c’est l’usage en pareilles circonstances, leur identité est protégée par une ordonnance de non-publication. Les crimes reprochés à Réjean Lalumière auraient été commis à Saint-Valérien-de-Milton, Sainte-Brigide-d’Iberville et « ailleurs au Québec », précise l’acte de dénonciation.

En vertu du Code criminel, M. Lalumière est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 14 ans.

Compétitions équestres

Selon l’une des plaignantes, l’accusé, qui a été employé municipal et pompier au Service contre les incendies de Saint-Valérien-de-Milton, a commis les infractions alors qu’il l’entraînait pour des compétitions équestres.

« Il m’a proposé de m’entraîner pour des compétitions de gymkhana, indique la jeune femme aujourd’hui âgée de 27 ans. Je ne pratiquais aucun sport à cette époque. Si je lui faisais confiance, j’allais devenir une championne, qu’il me disait. »

Le procès de M. Lalumière a été fixé pour cinq jours au palais de justice de Saint-Hyacinthe. L’accusé est défendu par Me Robert Jodoin, tandis que Me Marie-Claude Morin représente la Couronne.

Réjean Lalumière a déjà des antécédents judiciaires, ayant été trouvé coupable dans le passé de production ou possession de drogue, de complot, de possession d’arme à feu illégale et de transport négligent d’arme à feu. Pour ces infractions, il a dû faire des dons et purger une sentence de prison à domicile.

Dans le présent dossier, l’enquête a été menée par l’Escouade des crimes majeurs de la SQ.