De gauche à droite, Frédéric Lacasse (Brome-Missisquoi), Naomie Perreault (Brome-Missisquoi), Camille Gingues (Haute-Yamaska) et Michael Barré (Haute-Yamaska), qui seront en poste jusqu'au 20 août à titre de cadets de la Sûreté du Québec.

Un uniforme qui inspire confiance

Ils sont quatre à parcourir à pied ou à vélo les MRC de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yasmaska du 4 juin au 20 août avec leur chemise blanche de cadets de la Sûreté du Québec (SQ). Leurs rôles : prévenir, informer, sensibiliser.
« On est là au niveau de la prévention, donc les citoyens n'ont pas peur de la répression, ils n'ont pas peur de l'uniforme », croit Frédéric Lacasse, qui en est à sa deuxième année comme cadet de la SQ dans la MRC de Brome-Missisquoi. « On fait acte de présence pour la Sûreté du Québec, tout en étant facile d'approche­ comme un citoyen. »
Sylvie Raymond, préfète suppléante de la MRC de Brome-Missiquoi, croit que les cadets ont un contact privilégié avec les adolescents, contrairement à leurs collègues portant l'uniforme professionnel. « L'approche est plus facile [qu'avec les policiers], parce que les ados savent bien qu'ils ne vont pas se faire arrêter, mais bien avertir, se faire dire de changer leur façon de faire. »
« Les yeux et les oreilles des policiers »
Le maire de Waterloo mentionne qu'à titre de cadets, ils ne sont pas vus comme des « méchants », et souligne également que leur présence piétonnière a un impact direct sur le nombre de méfaits. « On ne peut pas toujours avoir un véhicule de police à chaque coin de rue. Les cadets, en étant au centre, à pied souvent, peuvent relayer des informations aux agents de la SQ. »
« La semaine dernière, on faisait de la surveillance à vélo sur la piste cyclable de Waterloo », raconte Camille Gingues, diplômée de l'école de police depuis janvier et cadette pour la SQ pour un deuxième été. « On est tombé sur six adolescents qui consommaient de la drogue et de l'alcool. »
Le lieu n'était pas accessible avec un véhicule. Elle et son partenaire Michael Barré sont donc allés avertir les jeunes. Une heure plus tard, les adolescents avaient quitté les lieux. « Et quand ils sont revenus, ils ont informé les policiers », s'assure de souligner Jacques Roy, responsable de l'unité SQ de Haute-Yamaska. « On a pu réaliser des actions en conséquence. Il va y avoir une surveillance plus accrue. Ils sont nos yeux et nous aident à prévenir­ le crime. »
« Ça fait deux semaines qu'ils sont ici et qu'ils font déjà un travail important, que ce soit au niveau des communications, pour rencontrer les gens, pour les sensibiliser, pour prévenir le crime ou pour les informer sur la règlementation municipale. À date, j'ai déjà des commentaires extrêmement positifs sur le travail­ qu'ils font », conclut-il.
Il s'agit cette année de la 7e saison estivale durant laquelle les cadets de la Sûreté du Québec patrouillent à pied ou à vélo. Au niveau provincial, 86 étudiants sont répartis sur 38 territoires.