Catherine Perreault, coordonnatrice, Cara St-Onge, en charge des logements transitoires, et Nicolas Gauthier, agent de développement, ont inauguré jeudi le troisième logement transitoire d’Entrée chez soi.

Un troisième logement transitoire inauguré à Cowansville

L’organisme Entrée chez soi a inauguré jeudi son troisième logement transitoire, son deuxième à Cowansville. La ressource pourra accueillir un locataire supplémentaire qui a un problème de santé mentale et qui souhaite retrouver un équilibre dans sa vie avant de transiter vers un logement plus permanent.

Les usagers d’Entrée chez soi se reconnaissent un problème de santé mentale, que ce soit de l’anxiété, une dépression ou encore la schizophrénie. Des logements permanents et transitoires ont été construits au fil des ans pour leur donner un service supplémentaire où la vie en communauté est essentielle. L’organisme vise à accompagner ces personnes vers une pleine autonomie.

Un immeuble à 16 logements sociaux a ouvert ses postes en 2001 à Cowansville — dont un premier appartement 1½ a été transformé en hébergement transitoire l’an dernier — et un 12 logements a suivi à Farnham quatre ans plus tard. Ce dernier a son logement transitoire pouvant accueillir deux personnes depuis maintenant 13 ans.

Le départ d’un locataire à Cowansville a offert l’opportunité de transformer son 1½ en nouveau logement transitoire. Pour avoir accès à cet appartement, « il y a une rencontre d’évaluation avec une intervenante et moi ou l’ajointe à la coordination pour voir si la personne cadre dans le fonctionnement, explique Caroline Perreault, coordonnatrice d’Entrée chez soi. La personne va avoir un certain niveau d’autonomie. Étant une ressource communautaire, il y a des financements à avoir pour notre mission et on ne peut pas se permettre d’avoir une présence 24/7. Pour l’instant, on développe plus le volet de quelqu’un qui veut être autonome et être capable de vivre seul, mais qui a des enjeux pour retrouver un équilibre de vie, pour s’insérer dans une communauté et pour reconnecter avec des gens. »

Les usagers qui sont acceptés pour les logements transitoires, dont les ententes sont maintenant de deux ans, doivent se plier aux règlements de l’immeuble, mais aussi au code de vie.

Les règlements s’appliquent aussi aux locataires des logements permanents et demandent une implication, comme dans les coopératives d’habitation.

Mme Perreault donne en exemple les tâches dans les ères communes et l’animation de leur milieu de vie.

Le bon voisinage et les lieux de rencontres, comme le café au sous-sol, permettent aux usagers de revenir à une vie sociale. Ils bénéficient également d’un certain encadrement.

Une intervenante effectue un suivi et visite les locataires en transition fréquemment pour s’assurer que l’entretien du milieu de vie se passe bien et qu’ils sont en équilibre émotionnellement.

Ces personnes peuvent être autant quelqu’un qui vient de se séparer et se retrouve en détresse psychologique, qui a perdu son emploi ou encore qui n’est plus capable de vivre seul sans encadrement. L’endroit lui permet de retomber sur ses pieds.

Les logements transitoires sont entourés de logements permanents, à Cowansville comme à Farnham.

Les locataires à long terme sont sélectionnés par un comité pour qu’ils cadrent dans le profil recherché, c’est-à-dire des gens qui ont une problématique en santé mentale et qui sont autonomes.

Dans un cas comme dans l’autre, le coût de ces logements est 25 % de leur revenu.

Logements sociaux en concertation

Entrée chez soi travaille avec d’autres organismes pour construire un immeuble à logements sociaux qui viendra diminuer la liste d’attente de l’Office municipal d’habitation de Brome-Missisquoi, tout en répondant aux missions des organisations impliquées.

« Cet immeuble sera issu d’une concertation, souligne Nicolas Gauthier, agent de développement d’Entrée chez soi. Il va appartenir à l’office d’habitation et les partenaires qui vont graviter autour seront solidement liés par un engagement. Ils y auront des intervenants. »

Entrée chez soi, Espace vivant et Centre femmes des cantons veulent qu’il y ait une mixité sociale dans cet immeuble.

Le projet est encore embryonnaire, si bien que les informations seront dévoilées plus tard.