Même si elle reconnaît que la saison risque d'être plus tardive, la propriétaire du Chalet de l'érable, Diane Colette, ne s'inquiète pas. «C'est certain que ça va avoir lieu plus tard, ou que ça va partir plus tranquillement. Au lieu d'être en mars, le moment fort risque d'être en avril, pense-t-elle. Il fait tellement froid encore que les gens ne pensent pas encore au temps des sucres!»

Un temps des sucres retardé, mais pas compromis

Malgré le retour d'un froid plus mordant au cours des derniers jours et qui, selon les prévisions, devrait durer plus longtemps qu'à l'habitude, les acériculteurs de la région restent confiants que le temps des sucres leur sera profitable cette année. Surtout, il est trop tôt pour prédire l'avenir, s'entendent-ils pour dire.
Selon Environnement Canada, février a été légèrement plus froid qu'à la normale, et on s'attend à ce que les températures demeurent sous les moyennes saisonnières au début mars. Malgré tout, la région a connu quelques épisodes de redoux au cours de l'hiver. Par ailleurs, celui-ci a été généreux en précipitations, alors qu'on a reçu 50% plus de neige et de pluie verglaçante qu'à la normale.
Il serait cependant impossible de prédire comment cet hiver en dents de scie a pu influencer la production de sirop d'érable à venir. «On ne peut dire qu'à la fin de la saison si elle a été bonne ou pas, indique Caroline Cyr, agente de communication pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. D'un hiver à l'autre, c'est différent. C'est vraiment Dame Nature qui décide.»
Récolte tardive
C'est le même son de cloche qu'on entend du côté de quelques propriétaires d'érablières de la région.
Dominique Brien, qui produit environ 3000 galons de sirop chaque année à son érablière de Sainte-Anne-de-la-Rochelle, s'attend à récolter l'eau d'érable nécessaire au sirop d'ici les deux prochaines semaines. «Si je me fie à la météo à long terme, d'après moi, ça devrait partir à la mi-mars au lieu de début mars», explique-t-il.
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