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«En 2013, je me suis présenté à la mairie en disant que j’allais faire de mon mieux pour garder la dette au même niveau et ne pas l’augmenter. C’est mission accomplie», se réjouit le maire Pascal Bonin.
«En 2013, je me suis présenté à la mairie en disant que j’allais faire de mon mieux pour garder la dette au même niveau et ne pas l’augmenter. C’est mission accomplie», se réjouit le maire Pascal Bonin.

Un surplus de 9,5 millions $ à Granby

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
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L’aide financière octroyée par les gouvernements pour pallier aux effets de la COVID-19, ainsi que les droits de mutation en forte hausse, ont permis à la Ville de Granby de terminer l’année 2020 avec un surplus d’exercice de 9,5 millions $. Une partie de cette somme sera utilisée pour faire l’acquisition du complexe sportif Artopex, a-t-il été annoncé lundi soir.

Les élus ont donné le feu vert, lors de la séance du conseil municipal, à l’acquisition de l’infrastructure sportive actuellement opérée par un organisme à but non lucratif. La Ville défraie 5 millions $ pour ces installations de la rue Robitaille, soit la valeur inscrite au rôle d’évaluation municipal.

Granby a décidé de poser ce geste, car son projet de complexe sportif multifonctionnel, qui a fait l’objet d’une demande de subvention l’an dernier, n’a pas été retenu. Les coûts du projet étaient estimés à 38 millions $ et la Ville souhaitait obtenir une aide financière de 20 millions $.

Or, les besoins de plateaux sportifs sont bien présents, a souligné le directeur général de la Ville, Michel Pinault, lors de la présentation des résultats financiers 2020 aux médias par vidéoconférence.

La pandémie a par ailleurs engendré une perte de revenus d’environ 1 million $ liée à l’annulation d’activités de tous genres, a-t-il été précisé. Les élus ont ainsi décidé de puiser 500 000 $ à même le surplus pour parer aux impacts que pourrait encore avoir la crise sanitaire en 2021, a pour sa part relevé le président du comité des finances de la Ville et conseiller municipal, Jocelyn Dupuis.


« Il y a eu 230 millions $ d’investissements payés comptant, tout en baissant la dette. C’est peut-être moins spectaculaire que la dette zéro, sauf qu’il n’y a pas de dette cachée »
Pascal Bonin

Dette en baisse

Le maire Pascal Bonin, qui a déjà annoncé qu’il ne sollicite pas un nouveau mandat lors de la prochaine élection, présentait pour la dernière fois lundi les résultats financiers de son administration. Sa fierté: la dette de la ville à 78 millions $ au 31 décembre 2020, alors qu’elle atteignait 82 millions $ à son arrivée à la mairie, selon les informations transmises par l’administration municipale.

La vigueur du marché immobilier a permis à la Ville d’enregistrer des droits de mutation, la fameuse taxes de bienvenue, plus élevés que prévu.

«En 2013, je me suis présenté à la mairie en disant que j’allais faire de mon mieux pour garder la dette au même niveau et ne pas l’augmenter. C’est mission accomplie», s’est-il réjouit en félicitant l’ensemble du conseil municipal pour ce «fait d’arme incroyable».

«Il y a eu 230 millions $ d’investissements payés comptant, tout en baissant la dette. C’est peut-être moins spectaculaire que la dette zéro, sauf qu’il n’y a pas de dette cachée. (...) Les citoyens ont été très bien servis durant les huit dernières années. Les finances ont été sans faille et ont permis de garder un compte de taxes relativement bas», a ajouté Pascal Bonin.

Marché immobilier actif

Selon les données financières présentées aux citoyens lundi, la Ville de Granby a par ailleurs enregistré des revenus de 115,7 millions $ en 2020, soit une hausse de 9,9 millions $ sur les prévisions budgétaires. Si la subvention COVID-19 de 5,1 millions $ explique en partie cette augmentation, les droits de mutation — la fameuse taxes de bienvenue — ont aussi fait bondir les revenus. Une hausse de 2,7 millions $ a été observée sur les prévisions.

«On est rendus à 6 millions $ de droits de mutation [au total]. Il y a une dizaine d’années, on était peut-être à 2,5 millions $, a souligné le DG de la Ville. Ça a explosé au cours des dernières années. Mais la croissance a été assez importante en 2020. La pandémie n’a pas nécessairement joué sur notre économie, du moins dans le secteur du développement immobilier résidentiel et dans le secteur industriel.»

Les vente de terrains ont en outre entraîné des revenus supplémentaires de 575 000 $.

Les dépenses ont aussi été plus élevées que prévu, mais de 411 000 $, sur un budget de 105,8 millions $. «Il faut comprendre que 411 000 $ sur un budget de 105 million $, ce n’est vraiment pas beaucoup. C’est ce qu’on appelle une gestion très saine de nos dépenses», a souligné la trésorière de la Ville, Sylvie Chouinard.

Au 31 décembre 2020, le surplus non affecté de la Ville était de 10,8 millions $.

En 2020, la valeur des projets réalisés avoisine 29 millions $. Environ la moitié de cette somme a été allouée à la réfection des chemins et des rues. Des travaux ont entre autres été réalisés dans les rues Saint-Hubert, Coupland, Denison, Bergeron, Young et Rutherford.