Le surplus accumulé sera utilisé avec parcimonie, a indiqué la mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard.

Un surplus de 1,4 M$ à Cowansville

La Ville de Cowansville a dégagé un surplus de 1 446 363 $ en 2018. Une hausse des revenus provenant des droits des mutations combinée à une réduction des dépenses de fonctionnement de la municipalité explique ce surplus, selon les états financiers déposés mardi au conseil.

Les transactions sur le marché immobilier existant ont été nombreuses sur le territoire de la Cowansville. Les droits de mutation payés, la fameuse taxe de Bienvenue assumée par les nouveaux acquéreurs, ont apporté des revenus non budgétés de 401 753 $ dans les coffres de la Ville.

Le secteur industriel a été particulièrement actif, notamment avec la vente de l’ancienne usine Consoltex à Granby Industries et celles du Couche-Tard de la rue de la Rivière et du restaurant Burger King de la rue du Sud. Un total de 337 transactions immobilières ont été conclues en 2018, comparativement à 290 en 2017.

Aussi, les efforts de réduction des dépenses au sein des différents services municipaux l’an dernier ont permis à la Ville d’économiser 707 609 $. Plusieurs travaux, surtout au service des travaux publics, ont pu être exécutés à l’interne. Ces deux éléments comptent pour 76,7 % du surplus réalisé.

Ce surplus porte l’excédent accumulé de la Ville à 2 971 413 $. Des ponctions seront effectuées, a indiqué jeudi en entrevue la mairesse Sylvie Beauregard, pour payer certains projets entamés ou prévus ultérieurement. « On a un PTI (programme triennal d’immobilisations). On va voir avec nos directeurs de services où on peut ajouter un peu d’argent dans le budget cette année. On va aussi écouter ce que nous disent nos citoyens. »

Le surplus accumulé sera toutefois utilisé avec parcimonie, a laissé entendre Mme Beauregard. « On veut rester prudents. Il peut toujours y avoir des imprévus et on doit être prêts ».

Outre l’ajout possible de projets, le conseil en a profité pour faire passer sa réserve destinée à l’entretien des bâtiments municipaux de 352 195 $ à 513 518 $.

En 2017, le surplus était de 1 040 156 $.

Dette à long terme

Les états financiers indiquent que la dette à long terme de la Ville était de 35 755 274 $ au 31 décembre 2018. De ce montant, 29 773 486 $ sont à la charge de la Ville et 5 774 970 $ au gouvernement du Québec (les municipalités empruntent souvent au nom de gouvernement du Québec dans le cadre de programmes de subventions).

Les 206 818 $ restants sont la responsabilité d’organismes associés à la Ville, entre autres la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi.

À la fin de 2017, la dette de la Ville était de 32 907 000 $, dont 29 259 815 $ dont elle est responsable, 3 405 493 $ que doit payer le gouvernement québécois et 241 692 $ des organismes paramunicipaux.

Notons que le conseil a décidé de réserver un montant de 150 000 $ pour réduire sa dette. Le montant sera utilisé lors du prochain renouvellement d’un prêt pour abaisser le capital restant. « On fait souvent ça. On baisse notre dette et en même temps, on économise sur les intérêts », signale Mme Beauregard.