La ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a annoncé mercredi, chez Bonduelle à Bedford, l’octroi d’un financement maximal de 4,6 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir la recherche et le développement dans le secteur agroalimentaire.

Un soutien financier dans l'industrie agroalimentaire

La recherche et développement dans le secteur agroalimentaire canadien pourra continuer de prospérer avec la création d’une seconde grappe scientifique. La ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a annoncé mercredi, chez Bonduelle à Bedford, l’octroi d’un financement maximal de 4,6 millions de dollars sur cinq ans.

Cette deuxième grappe d’innovation dans les aliments et les boissons est donc bonifiée de 1,6 million de dollars par rapport à la précédente, en plus d’investissements totalisant deux millions de dollars provenant de l’industrie.

Au Québec, les transformateurs alimentaires sont essentiels, a rappelé la ministre Bibeau. « Cette industrie totalise des ventes de plus de 26 milliards par année, dont sept en exportations. On y compte plus de 60 000 emplois, ce qui représente plus que tout autre secteur manufacturier au Canada. »

Le réseau investira dans l’automatisation, l’intelligence artificielle et le numérique, le tout pour réduire le gaspillage alimentaire, tant dans la transformation, la vente au détail et dans les services alimentaires, a-t-elle ajouté.

Bien faire, du champ à l’assiette

La recherche et développement permet de rendre l’industrie plus rentable et compétitive, a souligné la ministre Bibeau, qui a rappelé que Bonduelle est un chef de file dans la transformation de légumes, mais aussi dans la production de pâtes végétales et d’emballages écologiques.

Grâce à la grappe, l’entreprise pourra plancher sur deux projets innovants, dont l’élimination de certaines bactéries recensées dans les aliments à l’aide d’une lumière pulsée et la modification de biofilms alimentaires pour prolonger la durée de conservation de la nourriture. 

« Dans le cadre du premier projet, il s’agit d’une mesure de sécurité supplémentaire. Dans le deuxième, nous adoptons une approche préventive plutôt que corrective qui nous permettra de limiter l’utilisation de produits chimiques », a souligné Louis Falardeau, directeur de la recherche et développement chez Bonduelle.

« Soutenir la science et l’innovation pour renforcer le secteur alimentaire témoigne de l’importance qu’accorde le gouvernement du Canada à la collaboration et la recherche de solutions innovantes au bénéfice des consommateurs », a pour sa part mentionné Mark McNeil, directeur général de Bonduelle.

« Chez Bonduelle, la recherche et le développement sont au cœur de notre vision, qui est de créer un futur alimentaire végétal et de répondre aux besoins de la population, a-t-il renchéri. En tant qu’entreprise présente dans plus de 100 pays, nous avons la responsabilité de bien faire les choses, du champ à l’assiette. Elle nous permet d’offrir des aliments sains et savoureux répondant aux plus hauts standards de qualité de l’industrie. »

L’union fait la force

Cette seconde grappe de recherche permettra à des entreprises comme son employeur de faire davantage, notamment parce qu’elle favorise le développement d’expertises par le partenariat.

« Le secteur de l’innovation était très fragmenté et, avant la création de la première grappe, en 2013, il y avait très peu de synergie entre les différents acteurs, mentionne David Shambrock, directeur exécutif de l’organisme Innovateurs canadiens en alimentation, qui chapeautera la grappe de recherche. Désormais, poursuit-il, entreprises et scientifiques collaborent ensemble. »

Ces alliances permettent aux entreprises agroalimentaires canadiennes de relever les défis que pose la croissance démographique mondiale. « Nous devons offrir des aliments sains de qualité, en quantité suffisante et à un coût abordable », a-t-il expliqué, ajoutant que les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire sont parmi les moteurs de croissance les plus importants dans l’économie canadienne.

D’autres initiatives telles que le développement de produits et de technologies dans le secteur des céréales, de l’avoine, des légumineuses et des nouveaux agents de conservation naturels bénéficieront elles aussi du soutien de la grappe de recherche.