Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford, René Beauregard, a fait découvrir le nouveau sentier à des élèves de l’école Centrale.

Un sentier en pleine nature à Saint-Joachim-de-Shefford

Été comme hiver, du lever au coucher du soleil, les résidents de Saint-Joachim-de-Shefford ont maintenant accès à un sentier multifonctionnel en plein cœur de leur village.

L’idée, en chantier depuis trois ans, est devenue un parc écologique de près de six hectares et un parcours boisé long de deux kilomètres où les usagers peuvent marcher, faire du ski de fond et de la raquette. Détail non négligeable : les chiens en laisse y sont les bienvenus.

À partir du stationnement aménagé près du bureau municipal, les randonneurs ont la possibilité de parcourir une courte boucle et/ou d’emprunter la piste qui longe le nouveau quartier résidentiel de Saint-Joachim-de-Shefford. Pour allonger le trajet, il est aussi possible de marcher dans la rue des Loisirs, fait remarquer le maire René Beauregard.

En rappelant que tout a commencé « de façon rudimentaire », ce dernier se dit satisfait de cette nouvelle infrastructure maintenant accessible à tous les citoyens.

« C’est comme la finalité de ce beau développement. Et le monde l’utilise. »

Tout a d’ailleurs été pensé pour attirer les gens et les inciter à s’y attarder. Le long du sentier en poussière de roche, on trouve quelques tables de pique-nique, des balançoires et des modules d’entraînement.

Le sentier multifonctionnel permet également une transition naturelle entre le secteur résidentiel de la municipalité et le territoire agricole qui le jouxte. « On a gardé une bande boisée en périphérie du développement qui sert de zone tampon entre lui et l’érablière », explique M. Beauregard. Au total, cette bande protégée fait 18 mètres de largeur.

De l’aide
Pour réaliser ce projet évalué à 63 000 $, la municipalité a notamment pu compter sur l’expertise de l’organisme Nature-Action Québec, et sur une aide financière de 32 800 $ du Pacte rural et de 15 000 $ de la Fondation TD des amis de l’environnement.

Mais c’est aussi l’affaire d’employés municipaux et de citoyens bénévoles, qui ont entre autres mis leur grain de sel dans l’aménagement du sentier, la fabrication des nichoirs et l’achat des mangeoires.

Anne-Sophie Goyette, agente de projet chez Nature-Action Québec, a profité de l’inauguration officielle du parc, mardi, pour rappeler qu’un tel site permettait aux gens « de se réapproprier les milieux naturels ». « Et on en a profité pour bonifier les habitats fauniques et installer des affichettes éducatives. »

Ces petits panneaux sur la faune et la flore locales sont l’œuvre d’élèves de l’école primaire de la municipalité.

Des panneaux d’interprétation ponctuent également ce tracé principalement boisé et traversé de ruisseaux.