L’entreprise Perreault & Associés a été la première à recevoir le Sceau du RPQF.

Un sceau de reconnaissance pour Perreault & Associés

Le Réseau pour un Québec Famille (RPQF) a attribué son premier Sceau de reconnaissance en conciliation famille-travail à Perreault & Associés. L’entreprise, offrant des services de gestion de ressources humaines et fondée par une Granbyenne de naissance, mise sur le télétravail et la flexibilité d’horaire pour favoriser le bien-être de ses employés.

Il n’a suffi que deux mois pour l’entreprise fondée par Manon Perreault en 2003 pour recevoir la reconnaissance du Sceau de reconnaissance en conciliation famille-travail lancée par le Réseau pour un Québec Famille (RPQF) en septembre dernier.

« Manon Perreault est déjà une convertie des valeurs que nous mettons de l’avant. L’entreprise fonctionne en télétravail et c’est un modèle qui favorise la conciliation famille et travail, bien que ce ne soit pas le seul modèle possible », souligne Corinne Vachon Croteau, chargé de projet conciliation famille-travail du RPQF.

Lancé au printemps dernier, le projet vise à encourager et à aider les entreprises à aller plus loin dans les mesures de conciliation et de flexibilité.

« Peu importe leur structure d’entreprise ou les efforts qui sont déjà en place, on demande aux entreprises d’aller plus loin pour recevoir la certification », précise Corinne Vachon Croteau.

Le processus de reconnaissance débute avec une consultation des employés. Un formulaire de consultation élaboré par le RPQF est d’abord soumis aux employés afin de dresser un portrait de l’entreprise. Les salariés sont invités à se prononcer sur leur situation familiale, notamment à savoir s’ils ont des enfants à charge ou s’ils sont proches aidants.

« On veut savoir quelles sont leurs difficultés au quotidien avec leur horaire, celui de l’école des enfants ou leur niveau de stress sur la conciliation avec les obligations familières et professionnelles », ajoute-t-elle.

« Il se peut que l’entreprise ait déjà des politiques en matière de conciliation famille-travail, mais qu’elles soient peu connues des salariés. Dans un tel cas, on suggérerait à l’entreprise d’améliorer ses communications », avance Mme Vachon Croteau.

Suivant les besoins des employés, l’organisation doit proposer des meilleures politiques de conciliation en matière d’aménagement du temps et du lieu de travail, des congés pour responsabilités familiales, de soutien aux employés et à leurs familles et d’adaptabilité de l’organisation.

Télétravail

Manon Perreault, fondatrice et présidente de Perreault & Associés, n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour être convaincue du bien-fondé du projet.

« Déjà, quand j’ai fondé mon entreprise en 2003, c’était dans mes priorités de prioriser un équilibre entre les engagements familiaux et le travail », assure Manon Perreault.

Sa PME, qui compte six employés, œuvre en tant que gestionnaire de ressources humaines en Montérégie, en Estrie et au Centre-du-Québec.

« Nous fonctionnons par télétravail depuis que nous avons fermé nos bureaux en 2010. En tant que gestionnaire, j’ai observé une plus grande performance économique de l’entreprise. Non seulement parce que ce sont des dépenses en moins, mais également parce que les employés perdent moins de temps sur la route, qu’il y a moins d’absentéisme et une bonne rétention du personnel », note Mme Perreault.

Au-delà de la structure, l’entreprise lancée par Manon Perreault a également instauré des politiques en matière de conciliation.

« Nous fonctionnons avec un agenda collaboratif où les salariés peuvent indiquer s’ils ont des rendez-vous importants et qu’ils sont indisponibles. Je laisse au jugement des employés de gérer leurs obligations et je n’ai jamais eu à intervenir », assure Manon Perreault.

Toutes ces politiques ont été codifiées par une charte mise en place dans le processus proposé par le RPQF.

Futur

Perreault & Associés est la première entreprise à recevoir le Sceau de reconnaissance en conciliation famille-travail, mais loin d’être la dernière.

« Au moment où l’on se parle, il y a une cinquantaine d’entreprises qui sont en démarche pour recevoir le Sceau. Elles sont à différentes étapes dans le processus et on ne sait pas encore précisément combien de temps cela va prendre. Ce qui est sûr, c’est que l’on va voir les Sceaux apparaître un peu partout sur le territoire au cours de l’année », assure Corinne Vachon Croteau.

Cette dernière croit que les entreprises reconnues auront plus de facilité à trouver du personnel dans un contexte de crise de la main-d’oeuvre.