Une pétition réunissant 40 signatures de citoyens a été déposée à la Ville de Granby pour que la petite forêt urbaine du parc Comeau devienne le premier sanctuaire nordique pour les papillons monarques.

Un sanctuaire pour les papillons monarques à Granby ?

La petite forêt urbaine du parc Comeau à Granby pourrait-elle devenir le premier sanctuaire nordique pour les papillons monarques ? C’est ce que propose Louise Garneau, qui se décrit comme une patrouilleuse et amie des monarques à la Fondation David Suzuki.

La Granbyenne a déposé, lors de la dernière séance du conseil municipal, une pétition appuyée par 40 citoyens et voisins du parc Comeau, un carré de verdure situé en milieu résidentiel entre les rues Cyr et Groulx.

« Avec les mesures qui seraient mises en place pour protéger les monarques, le parc Comeau deviendrait un milieu d’éducation sur la biodiversité et l’environnement comme le Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin et les boisés Miner. Les citoyens découvriront une richesse d’arbres, une faune vivante, l’observation d’oiseaux et de magnifiques monarques dans ce sanctuaire, débordant d’asclépiades, la fleur emblème de la ville de Granby », a évoqué Mme Garneau.

Selon elle, le parc Comeau pourrait en ce sens être unique en son genre en Amérique du Nord. L’occasion pourrait être saisie pour lui donner une « vocation significative », alors que l’avenir de ce boisé est source de préoccupation pour plusieurs citoyens du secteur, dit-elle.

Louise Garneau a en outre souligné que ce projet est d’autant plus pertinent que la Ville a obtenu l’an dernier la mention Argent de la certification « Ville amie des monarques » par la Fondation David Suzuki. L’administration municipale souhaite maintenant obtenir la mention Or. De ce fait, elle doit accentuer ses actions pour permettre la préservation des papillons monarques.

La citoyenne a par ailleurs affirmé que sa démarche s’inscrit dans la foulée de la planification stratégique de la Ville de Granby. Lors du récent lancement de huit projets porteurs, le maire, Pascal Bonin, a dit souhaiter que les citoyens s’approprient les projets et partagent leurs idées. La Ville a aussi détaillé à cette occasion ses principales « aspirations » : être une communauté en santé, avoir une communauté activement engagée dans son milieu, placer les milieux naturels au cœur du mieux-être de la collectivité, faire de la diversité une source de richesse, créer de la valeur par la synergie des pôles économique, social, environnemental et du savoir, de même qu’oser, avec les employés, être une organisation enviée.

Louise Garneau croit que le parc Comeau pourrait devenir un milieu d’éducation sur la biodiversité et l’environnement.

Suivi

L’initiative de Mme Garneau a été bien accueillie par le maire Bonin. « Je vous remercie d’être venue. Il y en a qui nous ont dit que la planification stratégique, c’est juste des mots. Mais de voir une citoyenne qui a été interpellée par ça et qui vient [au conseil], ça me rend extrêmement heureux. Ça veut dire que tout le travail qu’on a fait, ça a servi à quelque chose, c’est évident en vous voyant. »

Pascal Bonin n’a toutefois pas voulu se prononcer tout de suite sur la création d’un possible sanctuaire pour les papillons monarques. « On va prendre le temps de mûrir ça. La pétition va être déposée au comité environnement. [...] On va enclencher les discussions à l’interne », a-t-il affirmé.

Le sujet devrait ainsi cheminer dans l’appareil municipal au cours des prochaines semaines, voire des prochains mois. Un suivi devrait être effectué auprès de la citoyenne. « On va prendre ça très sérieusement et se pencher sur ce dossier-là », a assuré le maire.

Louise Garneau a par ailleurs évoqué au passage quelques inquiétudes au sujet de certains arbres morts dans le boisé du parc Comeau qui pourraient s’avérer dangereux, en cas de chute, pour les enfants qui y jouent.

Le maire a invité les parents à accompagner les enfants en bas âges. « On a des installations très sécuritaires. Mais il y a toujours des faiblesses quand on ne les utilise pas de la bonne façon », a-t-il fait valoir.