Afin de commémorer les 70 ans de la Charte universelle des droits de l’homme, un kiosque de signatures de cartes de Noël a aussi été tenu afin d’apporter un peu d’espoir à une dizaine de femmes emprisonnées pour des raisons politiques à travers le monde.

Un salon à J.-H.-Leclerc pour ouvrir les esprits

Ça bourdonnait sur la «Main», à l’école secondaire J.-H.-Leclerc, mardi. Le 10e salon Prévenir avant que ça arrive s’est déroulé sur l’heure du midi sous le thème « Diversité et acceptation des différences ».

Depuis trois ans, le salon implique les élèves, qui auparavant venaient visiter les organismes sociocommunautaires de la région. « Au lieu de simplement leur passer des dépliants, on s’est dit que ces petites interactions seraient plus bénéfiques et intéressantes pour les jeunes », indique Éric Archambault, animateur de vie spirituelle et communautaire.

Orientation sexuelle, troubles alimentaires, maladie mentale, itinérance, justice, prostitution juvénile et on en passe : en équipes, des élèves de 4e secondaire du programme d’éducation internationale ont d’abord choisi une thématique à développer sous la forme d’un très court-métrage dans leur classe d’Art/multimédia. Le fruit de leurs recherches et de leur création a ensuite été présenté à leurs camarades de classe, mardi, en collaboration avec les organismes qui les ont épaulés dans leur travail.

« Avec le salon, on ouvre les esprits. L’objectif est de sensibiliser les élèves à des parcours de vie atypiques », explique Joël Mailloux, professeur d’éthique et culture religieuse.

« On a des jeunes qui sont trop timides pour aller demander des services et échanger avec les intervenants, d’autres qui se renseignent au nom d’un proche », affirme pour sa part Chantal Doyon, intervenante en prévention des dépendances.

Le salon, dans sa forme plus conviviale et informative, favorise les échanges et permet aux jeunes d’avoir accès aux informations nécessaires sans avoir l’air d’être à la recherche de quoi que ce soit.

Rosalie Deschênes et Laurence Boisclair ont choisi de sensibiliser leurs pairs à la prostitution juvénile et au proxénétisme. « C’est un sujet dont on entend peu parler. Il y a eu la série Fugueuse, mais on n’en parle pas assez, explique Laurence. C’est quelque chose qui peut arriver à beaucoup de personnes de notre âge et d’en savoir plus peut permettre à quelqu’un de ne pas tomber dans le piège. »

Leur courte vidéo, percutante grâce à des statistiques et des dramatisations qui font vivre leur message, pourrait être réutilisé dans d’autres écoles ou à d’autres occasions, indique Caroline Garand, porte-parole au Service de police de Granby. « Ça pourrait se retrouver sur nos sites, quand c’est bien fait. Un message destiné aux jeunes, fait par d’autres jeunes, ça les sensibilise parfois davantage. »

Afin de commémorer les 70 ans de la Charte universelle des droits de l’homme, un kiosque de signatures de cartes de Noël a aussi été tenu afin d’apporter un peu d’espoir à une dizaine de femmes emprisonnées pour des raisons politiques à travers le monde.