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Laure Waridel est marraine du projet de Maison des générations du CAB de Sutton, dont Janna Hubacek (à droite) est la directrice, et de la campagne de financement pour sa réalisation.
Laure Waridel est marraine du projet de Maison des générations du CAB de Sutton, dont Janna Hubacek (à droite) est la directrice, et de la campagne de financement pour sa réalisation.

Un rêve sur le point de devenir réalité

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est
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Un grand pas a été franchi, mardi, par le Centre d’action bénévole de Sutton pour la réalisation de son projet de Maison des générations. Si la moitié des 750 000 $ nécessaires pour mettre aux normes et rénover l’église Olivet, rue Maple, est déjà promise, il lui faut maintenant amasser des fonds dans la communauté. Janna Hubacek a lancé la campagne de financement du projet avec Laure Waridel à ses côtés en tant que porte-parole.

Il n’a pas été difficile de convaincre la militante sociale, cofondatrice du collectif Mères au front et écosociologue à devenir marraine de la Maison des générations.

«Pour moi, la justice sociale et la justice environnementale sont intrinsèquement liées, explique Mme Waridel en entrevue. On a tendance à tout mettre en silo : l’économique, le social, l’environnemental. La Maison des générations, on la mettrait plus dans la case sociale. Pourtant, c’est économique puisque les gens qui se retrouvent à demander de l’aide alimentaire, par exemple, ce sont des gens qui ont des enjeux économiques. Puis, les gens qui sont les plus vulnérables face à la crise climatique, aux problèmes environnementaux, sont aussi souvent les plus vulnérables économiquement.»

Lorsqu’elle a reçu la demande de marrainer le projet et la campagne de financement, elle trouvait que ça allait de soi, en raison de ces liens, mais également puisqu’elle revient s’installer à temps plein dans le village d’à-côté, Frelighsburg, et a un sentiment d’appartenance pour la communauté de la région.

«Pour moi, on est à un moment de l’histoire où c’est important d’être généreux, de partager davantage. Je pense que cette campagne est importante pour les gens riches de la région. Elle leur donne l’occasion de donner et redonner à la région. Quand on a plus de moyens financiers, souvent c’est parce qu’on a été chanceux dans la vie, à certains égards. Ce n’est pas que le talent. La famille dans laquelle on va naître, l’accès à l’éducation, à une bonne santé, ce sont tous des facteurs de chance. La campagne de financement est l’occasion de partager un peu de cette chance-là en aidant d’autres personnes à avoir plus de possibilités d’améliorer leurs conditions de vie et créer des liens sociaux.»

La Maison des générations permettra de tisser des liens dans la communauté, alors que le CAB pourra offrir plus de services à un plus grand nombre de personnes. Laure Waridel explique que les liens tissés serrés permettent aux gens touchés par un malheur, lié à l’environnement ou à l’économie, par exemple, de se relever et de passer à travers les épreuves.

70 000 $ à amasser

La congrégation de l’église baptiste Olivet, située à l’entrée du stationnement public rue Maple, s’est entendu avec le CAB de Sutton pour lui vendre le lieu saint pour un montant symbolique de 1 $, annonçait-on en mai dernier.

Or, l’église construite de pierre des champs en 1845 a besoin d’amour. L’isolation est notamment inexistante, les fenêtres doivent être changées et le bâtiment doit être mis aux normes. L’intérieur sera également modifié pour répondre aux besoins du CAB. L’estimation des coûts de ces travaux et divers honoraires est de 750 000 $.

Déjà 375 000 $ de subventions municipale, provinciale et fédérale ainsi que de différents fonds provenant de divers partenaires et fondations ont été garantis.

En vendant pour la somme symbolique de 1$ son église, la congrégation de l’église baptiste Olivet s’assure qu’elle reste au service de la population.

Le centre souhaite amasser 70 000 $ de la communauté, via des activités de toutes sortes et la simple réception de dons.

Pour la balance, soit 305 000 $, la directrice de l’organisme Janna Hubacek est optimiste de recevoir d’autres subventions.

«On se sent maintenant confiant d’aller vers la communauté parce qu’elle saura que c’est réaliste et faisable», souligne-t-elle.

Les différents paliers gouvernementaux et bailleurs de fonds pourront eux aussi être assurés que le projet est porteur dans la communauté au terme de la campagne de financement.

Tous pieds nus !

La première activité de financement s’intitule Nu-pieds pour le CAB Sutton. Mme Hubacek invite les citoyens à se prendre en photo de sorte que l’on voit leurs pieds nus, de la publier sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #nu-piedspourleCAB et d’assortir le tout d’un don au cabsutton.com.

«On utilise les pieds nus comme symbole de vulnérabilité, explique la directrice. Peu importe notre provenance, notre sexe ou notre âge, on est tous vulnérables, au fond. C’est symbolique. C’est ludique. On invite les gens à être créatifs avec le concept et à se prendre en photo de façon rigolote.»

Dans le message accompagnant la photo, les participants peuvent encourager leur entourage à participer et même mettre au défi un ami, un collègue ou un membre de sa famille en l’identifiant.

L’objectif de cette activité est de 15 000 $.

La façon d’y arriver sera surtout avec l’aide des ambassadeurs. «On a déjà 15 à 20 personnes qui sont devenues ambassadeurs. Chacun se donne un objectif via la plateforme Canadon. Ça peut être 200 $ ou 3000 $. Ils se donnent comme défi d’amasser ça auprès de leur communauté et c’est comme ça que l’on compte aller chercher les 15 000 $ durant le mois de juillet.»

La campagne pour amasser 70 000 $ en don se termine en décembre.