La rencontre a été précédée d’une séance de consultation publique sur un règlement qui permettrait l’implantation de dix unités de prêt à camper au Domaine des Cantons.

Un retour au calme à Stukely-Sud

La séance du conseil municipal de Stukely-Sud s’est déroulée plutôt rondement, mardi soir, alors que de nouvelles procédures ont été mises en place pour assurer le respect du décorum de même que du code d’éthique et de déontologie des élus.

Rappelons qu’au cours des derniers mois, les séances publiques ont donné lieu à des échanges houleux entre les citoyens et des membres du conseil municipal, notamment en raison de plusieurs situations d’apparence de conflits d’intérêts et l’impopularité de projets de règlements visant à permettre les résidences touristiques et des gîtes dans un secteur de la municipalité.

La rencontre a été précédée d’une séance de consultation publique sur un règlement qui permettrait l’implantation de dix unités de prêt à camper au Domaine des Cantons. Fait à noter, ni le maire Patrick Leblond, propriétaire du camping, ni le conseiller Charles-Édouard Lavallée, résident et employé de l’entreprise, n’ont pris part à la séance de consultation publique ; tous deux se sont également retirés au moment de voter sur le second projet de règlement sur la question lors de la séance régulière du conseil, qui s’est déroulée en présence de l’avocat de la municipalité, Me Mathieu Prince du cabinet Delorme Bureau Lebel Savoie.

Par ailleurs, rapidement après l’ouverture de la séance et de l’adoption de l’ordre du jour, le maire Leblond a lu intégralement la décision de la Commission municipale du Québec (CMQ) dans laquelle on lui impose une sanction de 15 jours sans solde pour avoir omis de déclarer son intérêt et de se retirer lors de deux votes concernant son entreprise, sanction en vigueur à compter de ce jeudi.

M. Lavallée a pour sa part indiqué à l’assemblée que l’enquête de la CMQ à son endroit, entamée à la suite d’une plainte d’un citoyen, aurait permis de conclure qu’il n’avait pas, à titre de conseiller, commis d’impair en prenant part à des votes qui concernent le Domaine des Cantons. « Il n’y aura donc pas de conséquence et la commission considère le dossier fermé », a-t-il annoncé, ajoutant que dorénavant, il se retirerait quand même de toute discussion et vote qui toucherait son employeur.

Par ailleurs, les conseillers René Pépin et Véronique Stock se sont aussi retirés au moment de voter le paiement de factures à leur employeur.

Décorum

Pour éviter les débordements lors des périodes de questions réservées aux citoyens, le conseil a mentionné qu’un règlement municipal adopté en 2015 sur le décorum devra être respecté.

En vertu dudit règlement, les citoyens sont désormais tenus de s’identifier et de mentionner leur adresse chaque fois qu’ils se présentaient devant un micro qui servira à enregistrer les séances, une exigence qui en a fait sourciller plus d’un.

Le règlement restreint aussi la durée des périodes de questions à 10 minutes pour la première et à 25 minutes pour la seconde. Il limite également l’intervention de chaque citoyen à quatre minutes, sans toutefois l’empêcher de se représenter au micro une seconde fois si le temps le permet. Le règlement donne aussi le droit au président d’assemblée d’expulser quiconque ne respecte pas le décorum.

Des citoyens ont néanmoins profité de leur tribune pour reprocher au conseil un manque de transparence, critiquant notamment le fait que selon eux le conseil ne répondait pas à leurs questions avec clarté.