Savvas Kalymialaris fait face à des accusations d’agression sexuelle, d’attouchements et d’incitations à le toucher à l’égard d’une mineure envers qui il était en situation d’autorité.

Un restaurateur de Bedford subit son procès pour agression sexuelle

Restaurateur à Bedford, en Montérégie, Savvas Kalymialaris subit présentement son procès devant jury pour des agressions sexuelles qu’il aurait commises à l’égard d’une adolescente envers qui il était en situation d’autorité.

La Couronne a présenté ses premiers témoins, mercredi, au dossier de l’homme de 42 ans domicilié à Stanbridge Station.

On reproche au propriétaire d’une pizzeria d’avoir agressé sexuellement une jeune fille âgée de 15 et 16 ans au moment des faits reprochés, soit de 2016 à 2017. Des accusations d’attouchements et d’incitations à le toucher ont également été déposées.

Une panoplie d’actes sexuels — incluant une relation complète — auraient été posés, a indiqué Me Valérie Simard-Croteau, du ministère public, lors de son exposé d’ouverture.

M. Kalymialaris, qui est père de quatre enfants et a déjà été pompier volontaire, a plaidé non coupable.

Début de l’enquête

Le premier témoin appelé à la barre par Me Laïla Belgharras, aussi du ministère public, fut le policier Philippe Morin, de la SQ de Brome-Missisquoi. 

L’agent a détaillé le début de l’enquête amorcée par l’appel d’un ami de la plaignante reçu en mars 2017. L’adolescente a ensuite été rencontrée à son lieu de travail, où elle s’est effondrée.

« Elle ne faisait que pleurer », a indiqué l’agent Morin. Une enquêteuse spécialisée dans ce type de crime l’a rencontrée dans les jours suivants.

Contre-interrogé par Me Alexandre Caissie, de la défense, le policier a dû admettre qu’il n’avait pas pris en note toutes les interventions qu’il a faites en début d’enquête.

Vidéo

La vidéo de l’interrogatoire policier de la présumée victime a également été diffusée aux six femmes et six hommes formant le jury bilingue. La jeune femme a ensuite entamé son témoignage derrière un paravent afin qu’elle ne soit pas intimidée par la vue de l’accusé. Un chien de soutien de la SQ était également à ses côtés.

Le juge Claude Villeneuve, de la Cour supérieure, a averti les membres du jury de ne tirer aucune inférence de la présence du chien en salle de cour. « C’est comme si c’était un chien-guide », a-t-il indiqué.

Une ordonnance de non-publication protège l’identité de la plaignante et trois semaines ont été réservées pour ce procès.

La Couronne prévoit faire témoigner sept témoins, tandis que la défense n’a pas annoncé ses intentions. En vertu du Code criminel, M. Kalymialaris s’expose à une peine maximale de 14 ans de prison. Il est en liberté sous conditions durant son procès.