Savvas Kalymialaris, propriétaire d'une pizzéria à Bedford, a été arrêté dans un commerce de Bedford le 8 août dernier.

Un restaurateur accusé d'agression sexuelle

Le propriétaire d'une pizzéria de Bedford devra répondre d'accusations d'agression sexuelle sur une adolescente. Les proches de la victime alléguée croient que celle-ci n'est pas la seule.
Savvas Kalymialaris a été arrêté le 8 août dernier. Il a comparu le même jour au palais de justice de Granby pour faire face à des accusations d'agression sexuelle, de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels sur une personne mineure envers qui il se trouvait en position d'autorité ou de confiance. 
Il a ensuite été relâché par la juge Sylvie Desmeules, moyennant un dépôt de 500 $. Il est interdit au résident de Stanbridge-Station âgé de 39 ans de posséder une arme ou de contacter la victime alléguée, qu'une ordonnance de non-publication nous empêche d'identifier. 
La cause est reportée au 28 septembre prochain.
« Complètement bouleversée »
Selon l'acte de dénonciation, les faits reprochés se seraient déroulés entre mars 2016 et mars dernier. 
Au dire d'un des proches de la victime, l'adolescente aurait beaucoup de mal à se remettre de l'agression. « Elle est complètement bouleversée. Elle suit un traitement avec un psychiatre depuis plusieurs mois. Elle a de la difficulté à passer à autre chose. Elle s'est mise à avoir de la misère à l'école, il y a eu une baisse au niveau de ses notes. C'est difficile aussi côté social », nous a-t-il confié.
La jeune femme aurait également souffert beaucoup d'angoisse pendant les mois qui ont séparé les événements, le dépôt de sa plainte, en décembre dernier, et l'arrestation de celui qu'elle accuse d'être son agresseur. « Les enquêteurs ont mis huit mois pour monter leur dossier, et ils l'ont bien fait, souligne notre source. Mais tout ce temps-là, on était assis au bout de notre chaise et on se rongeait les ongles en attendant la suite. »
M. Kalymialaris pourrait avoir fait d'autres victimes, croit le proche de l'adolescente. « On le sait qu'il y en a d'autres. Ça nous choque qu'il se promène comme si rien ne s'était passé. On espère que d'autres porteront plainte. »
« Quelque chose de pas rapport »
Joint par téléphone, M. Kalymialaris a laissé entendre qu'il n'avait rien à se reprocher et qu'il est victime de fausses accusations. « C'est ben le fun accuser quelqu'un de quelque chose sans preuves », a-t-il ironisé, ajoutant que toute cette histoire était « quelque chose de pas rapport ».
Le restaurateur a ensuite fait valoir l'existence de l'ordonnance de non-publication pour dissuader La Voix de l'Est de publier un article sur les accusations dont il fait l'objet, estimant qu'il a droit, comme la plaignante, à ce que son identité soit protégée. 
« Il y a beaucoup de rumeurs. J'ai quatre enfants. Je travaille dans le public », a-t-il argumenté, ajoutant qu'il ne voyait pas la pertinence de publiciser l'affaire tant qu'elle ne s'était pas conclue devant les tribunaux.
L'accusé a finalement conclu la conversation en invitant le journal à communiquer avec son avocat.