Les observateurs ont dû s’emmitoufler pour être en mesure de réaliser leur recensement des oiseaux de Noël.

Un recensement des oiseaux de Noël dans un froid glacial

Près d’une quarantaine de personnes ont bravé le froid glacial pour observer les oiseaux, mercredi. L’activité grand public du recensement des oiseaux de Noël (RON) se tenait mercredi, dans la région, malgré un mercure bien bas.

Ces observations ont permis de recenser 43 espèces, observées par les 38 participants et les sept citoyens qui ont surveillé leurs mangeoires à partir de la maison. On parle de près de 5250 oiseaux, toutes espèces confondues.

Une espèce a été ajoutée aux oiseaux observés cette année. Il s’agit du grèbe à bec bigarré, un oiseau aquatique souvent vu en été, mais qui n’avait jamais été recensé en hiver dans la région.

La température a eu un impact sur l’activité, alors que le temps d’attente aux points d’observation était quelque peu réduit. « On marchait, on faisait des arrêts, mais au bout de 5 à 10 minutes, on retournait dans l’auto », raconte Rachel Papineau-Pepin, organisatrice du RON dans le secteur de Granby et administratrice du Club d’observateurs d’oiseaux de la Haute-Yamaska (COOHY).

Pour les oiseaux aussi, le froid semble avoir changé leurs habitudes. « On a remarqué qu’aux mangeoires, il y avait pas mal d’action, dit Mme Papineau-Pepin. En dehors de ça, c’était calme. Je n’ai pas vu de rapace, alors que je m’attendais à en voir. » Elle croyait aussi qu’elle verrait des dindons sauvages. 

Une autre équipe en a pour sa part observé environ 70, dans un champ près du boulevard David-Bouchard, entre Granby et Roxton Pond. 

« Cette année, le secteur [qui m’était assigné] était différent, ajoute Mme Papineau-Pepin. C’était un apprentissage pour connaître les endroits clés : où sont les mangeoires, où on peut marcher, où on ne peut pas marcher. On se prépare en allant visiter le secteur dans les jours précédents. On repère les mangeoires, on voit s’il y a de l’action dans les champs. »

Le cardinal fait partie des espèces que l’on aperçoit de plus en plus dans la région durant le temps des Fêtes.

Du 14 décembre au 5 janvier

Créé en 1990, le Recensement des oiseaux de Noël serait le plus ancien projet de science citoyenne en Amérique du Nord. Il prend la forme d’un blitz d’observations d’une journée mené chaque année du 14 décembre et au 5 janvier. 

Dans chacune des régions participantes, le recensement est effectué sur un territoire de 24 kilomètres de diamètre, lequel doit évidemment demeurer le même d’une année à l’autre. Les résultats obtenus servent notamment à évaluer les tendances et la répartition des populations aviaires. Le projet est principalement porté par des clubs d’ornithologues ou de naturalistes amateurs. 

Au terme de la journée d’observation, les équipes se sont réunies au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin pour partager leurs observations.

Le recensement se fait aussi trois jours avant et trois jours après la date officielle, ce qui permet parfois d’ajouter des espèces au palmarès. Le bilan pourrait ainsi se bonifier.

— Avec Jonathan Gagnon