L’église Notre-Dame, devenue le centre Notre-Dame, a un éclat particulier le soir venu ces temps-ci.

Un projet pour un éclairage unique à l'église Notre-Dame

L’église Notre-Dame, devenue le centre Notre-Dame à Granby, a un éclat particulier le soir venu ces temps-ci : l’éclairage intérieur illumine les vitraux, dont la rosace en façade. La situation est temporaire, mais le Bureau de projets de la Ville planche néanmoins sur un projet d’éclairage de l’imposant édifice.

« On veut vraiment donner à l’église, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, quelque chose d’unique », a affirmé lundi le maire, Pascal Bonin.

Selon lui, l’ajout d’un éclairage savamment dosé d’un bâtiment peut souvent faire en sorte que les commentaires suscités auprès de la population et des visiteurs soient plus du type « wow, ça a une allure incroyable » que du simple « c’est bien ».

Pascal Bonin dit ainsi vouloir reproduire à l’échelle locale ce qu’il a pu observer dans différents édifices religieux ou patrimoniaux, notamment lors de ses voyages en Europe dans le cadre des missions liées aux Villes intelligentes.

« L’église Notre-Dame, ce n’est pas la Sagrada Familia (NDRL : une basilique à Barcelone, en Espagne). Sauf qu’on peut, avant de fermer les murs, mettre de l’éclairage pour aider à simuler la lumière du soleil qui rentre à certaines heures et éclaire les vitraux, ce qui donne une ambiance totalement différente », estime le maire, convaincu qu’il n’est pas nécessaire de prévoir un budget imposant pour faire une différence.

Pour l’heure, si les vitraux sont illuminés la nuit venue, c’est parce que des travaux sont en cours pour « réalimenter l’éclairage intérieur » dans la foulée du chantier, note l’ingénieur au Bureau de projets à la Ville, Manuel Cabana.

L’ensemble des lumières du vestibule et de la nef sont allumées en permanence. Mais la situation reviendra à la normale, lorsque les interrupteurs seront installés, dit-il. L’éclairage ambiant sera donc à nouveau éteint lorsque le bâtiment sera inoccupé.

Mais cela n’empêche pas le Bureau de projets d’étudier différents scénarios d’éclairage intérieur et extérieur, particulièrement en façade, confirme l’ingénieur. Selon lui, différents projecteurs LED ont été testés l’été dernier. « On voulait voir s’ils étaient assez puissants pour créer un effet », dit-il.

Un projet, réalisé en marge des travaux majeurs de réaménagement de l’endroit, devrait ainsi être présenté au conseil municipal dans quelques mois, dit Manuel Cabana. Les coûts qui y sont associés seront aussi précisés à ce moment.

Ceux qui aiment le coup d’œil actuel devraient apprécier le résultat final. « Ça devrait être encore mieux avec un éclairage dédié aux vitraux », estime l’ingénieur.

Fenêtres

Les plus observateurs auront aussi noté que trois fenêtres latérales, ainsi qu’une portion de la rosace en façade, sont placardées depuis quelques mois. Cela s’inscrit dans le cadre des travaux de reconstruction des fenêtres. Le processus est retardé au printemps, car les installations de la Menuiserie Delisle à Québec, qui agit à titre de sous-traitant de l’entrepreneur général du chantier pour cette portion du travail, ont été endommagées par un incendie l’an dernier.

Selon Manuel Cabana, les fenêtres du centre Notre-Dame se trouvaient cependant dans un entrepôt qui n’a pas été affecté par les flammes.

Les vitraux ne sont par ailleurs pas touchés dans le cadre du projet et demeurent en place, précise l’ingénieur au Bureau de projets.

Les coûts globaux du projet de réaménagement de l’église sont estimés à 13 millions $, dont neuf sont assumés par la Ville et quatre par le Cégep de Granby. Celui-ci installe deux programmes de formations techniques dans une partie de l’immeuble. La nef, elle, deviendra une salle multifonctionnelle. Un spectacle multimédia à grand déploiement, réalisé par le Granbyen Jessy Brown, y sera d’ailleurs présenté à l’été.