Grâce à Stratégies de recherche d’emploi 2.0, le CFARE pourra rejoindre une toute nouvelle catégorie de chercheurs d’emploi, estime le directeur de l’organisme Jean-Pierre Lanthier.
Grâce à Stratégies de recherche d’emploi 2.0, le CFARE pourra rejoindre une toute nouvelle catégorie de chercheurs d’emploi, estime le directeur de l’organisme Jean-Pierre Lanthier.

Un projet pilote pour accompagner virtuellement les chercheurs d’emploi

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
De concert avec le Club de recherche d’emploi Vallée des Forts de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Centre de formation et d’aide à la recherche d’emploi (CFARE) de Marieville a été retenu pour faire partie d’un projet pilote provincial articulé autour d’une nouvelle plateforme d’accompagnement virtuel destiné aux chercheurs d’emploi de Rouville et du Haut-Richelieu.

Les deux organismes d’aide à l’employabilité ont reçu une aide financière de 160 912$ de la part du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale dans le cadre de la mesure Recherche et innovation pour mettre sur pied Stratégies de recherche d’emploi 2.0.

Un projet qui a mis un an et demi à mûrir avant d’être rendu accessible à ses premiers utilisateurs, ce lundi.

«On cherchait une manière de rejoindre une clientèle différente de celle qu’on avait, explique Jean-Pierre Lanthier, directeur du CFARE. La plateforme s’adresse particulièrement aux gens qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à notre bureau de Marieville ou notre point de service de Saint-Césaire pour bénéficier de nos services. Comme on se trouve dans un milieu rural et que le transport en commun entre les municipalités est difficile, on était un endroit idéal pour développer un tel projet pilote.»

Le directeur souligne également que le service pourra être mis à la disposition de chercheurs d’emploi qui préféreraient ne pas se rendre dans les locaux de l’organisme en raison de la pandémie en cours.

Ateliers virtuels

Après une première rencontre en chair et en os pour déterminer les grandes orientations de leur intervention, les conseillers en emploi pourront assurer le suivi de leurs dossiers de manière virtuelle avec leur clientèle, notamment par le biais de vidéoconférences.

Grâce au code d’utilisateur et au mot de passe qu’ils auront reçu lors de cette première rencontre, les utilisateurs de Stratégies de recherche d’emploi 2.0 pourront également visionner cinq ateliers virtuels, présentés sous forme de capsules vidéo, qui porteront entre autres sur la rédaction d’un curriculum vitae ou d’une lettre de présentation, sur la recherche d’emploi et sur le déroulement d’un entretien d’embauche. Un questionnaire d’évaluation suivra le visionnement des ateliers.

«Il y a d’autres organisations qui offrent des webinaires, mais en direct, selon un horaire déterminé. Dans notre cas, les personnes pourront regarder nos ateliers n’importe quand, 24 heures sur 24. On va sauver du temps», avance M. Lanthier.

Celui-ci explique que la part de la subvention touchée par le CFARE a permis de concevoir, de produire et de monter les capsules vidéos, le tout avant l’actuelle pandémie, qui a complètement changé le contexte dans lequel évolue l’organisme. «À ce moment-là, on parlait de pénurie de main-d’oeuvre alors que depuis quelques semaines, on voit des gens qui ont perdu un emploi et qui s’en cherchent un autre», illustre M. Lanthier.

Aux yeux du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet, qui a fait l’annonce du lancement du programme lundi par communiqué, la plateforme Stratégies de recherche d’emploi 2.0 est un «service complémentaire à ceux offerts dans le cadre de la vision gouvernementale de la transformation numérique».

«Cette initiative montre bien la volonté de notre gouvernement de soutenir l’adaptation de la prestation de services, notamment dans le contexte de la pandémie de COVID-19. En utilisant les technologies numériques, le CREVDF et le CFARE offrent de nouveaux moyens aux chercheurs d’emploi pour faciliter leur accès au marché du travail tout en leur évitant certains déplacements. Les citoyens doivent être au cœur de nos préoccupations, et ce projet novateur est un exemple concret montrant qu’il est possible de tirer profit des tendances actuelles en matière de technologie pour déployer une offre de services adaptée à la population», a-t-il déclaré.