Un projet-pilote sera mis de l’avant cet hiver dans un secteur de Granby pour améliorer les opérations de déneigement, ont expliqué Mathieu St-Jean, François Méthot-Borduas et Francis Lacasse des travaux publics.

Un projet-pilote mis de l’avant pour le déneigement à Granby

Un projet-pilote sera déployé cet hiver dans un secteur de Granby. L’objectif : optimiser le déneigement en combinant entre autres deux opérations en une.

« On ne réinvente pas la roue. Ça existe déjà ailleurs, comme au ministère des Transports ou dans d’autres villes. Mais à terme, on veut faciliter les opérations de déneigement », a fait valoir mercredi le directeur des travaux publics, François Méthot-Borduas.

Un budget de près de 400 000 $ a été accordé par les élus à ce projet-pilote. Parmi les nouveautés : trois camions 10 roues ont été modifiés avec l’ajout d’une aile latérale. Cela permettra ainsi de fusionner deux méthodes de déneigement, soit l’épandage de sel ou d’abrasif avec le tassement de la neige. Les camions ainsi équipés pourront donc déneiger un pan de chaussée plus large à la fois, ce qui leur évitera de repasser dans la même rue à plus d’une reprise. 

« Les charrues tassent la neige et, par la suite, les saleuses passent pour sécuriser les endroits. Les deux opérations vont être faites en même temps dans le secteur test. C’est la différence », précise Mathieu St-Jean, contremaître voirie.

Pour l’heure, le secteur où le projet-pilote sera mis de l’avant est compris entre les rues Robinson, Principale, de même que le boulevard David-Bouchard. Il comprend près de 40 kilomètres de rues. « Ce secteur a été identifié parce que les rues s’y prêtaient bien, opérationnellement parlant », note François Méthot-Borduas.

Essais

À court terme, le projet-pilote permettra aux travaux publics d’amasser les données nécessaires au déploiement des nouvelles méthodes sur l’ensemble du territoire. « Si tout va bien, on va prévoir des ajouts d’hybridation de véhicules, à l’interne, dès le printemps prochain pour qu’ils soient prêts à l’automne », dit-il. 

Différents tests, toujours dans une optique « d’amélioration continue », selon François Méthot-Borduas, seront également réalisés dans le cadre de ce projet-pilote. Un exemple ? Une opération de pré-épandage de magnésium pour éviter que la neige colle sur les trottoirs, possiblement du centre-ville, sera réalisée avant les tempêtes, souligne pour sa part Francis Lacasse, contremaître division mécanique. 

Une nouvelle lame qui épouse davantage le relief de la rue sera en outre testée à l’avant d’une charrue de déneigement. Cette lame devrait permettre de gratter l’asphalte de façon plus efficace, pour ultimement réduire la quantité de sel et d’abrasif utilisé, avance le directeur des travaux publics. 

Deux nouveaux souffleurs à trottoirs et des grattes à trottoirs en V ont aussi été acquis pour permettre aux employés d’intervenir plus rapidement. Certains parcours ont été revus, afin de répartir de façon plus efficace la machinerie sur le territoire, note le contremaître voirie aux travaux publics.        

Collaboration    

« On revoit nos façons de faire pour s’améliorer et rendre le déneigement plus efficace. Mais on a besoin de la collaboration de la population. Le feedback va être bienvenu », souligne François Méthot-Borduas.

Celui-ci invite du même souffle les Granbyens à respecter la signalisation et à ne pas souffler la neige des propriétés privées sur les trottoirs et les bornes fontaines. « Si tout le monde met l’épaule à la roue, les opérations vont être plus optimales. C’est un partenariat », estime-t-il.

Cela dit, note le directeur des travaux publics, les variations de température de plus en plus fréquentes tendent à complexifier les opérations de déneigement. De plus en plus, les paramètres chimiques des produits utilisés sont évalués en fonction des conditions météo sur le terrain. 

Comme l’an dernier, les opérations de déneigement en direct devraient par ailleurs être suivies en temps réel sur le site web de la Ville.