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L’entreprise Sani-Éco planche sur un projet qui lui permettra d’agrandir l’aire de réception des matières en vrac récoltées en Haute-Yamaska et dans Brome-Missisquoi dans le cadre de la collecte sélective. L’investissement est estimé à 2,5 millions $.
L’entreprise Sani-Éco planche sur un projet qui lui permettra d’agrandir l’aire de réception des matières en vrac récoltées en Haute-Yamaska et dans Brome-Missisquoi dans le cadre de la collecte sélective. L’investissement est estimé à 2,5 millions $.

Un projet d’agrandissement dans les cartons de Sani-Éco

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
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Moins de deux ans après avoir investi plus de 6 millions $ pour moderniser son centre de tri, Sani-Éco planche sur un autre projet. L’entreprise granbyenne souhaite agrandir l’aire de réception des matériaux en vrac du bac bleu à ses installations de la rue Édouard. L’investissement est estimé à 2,5 millions $.

Des démarches ont récemment été lancées à la Ville de Granby pour permettre l’émission du permis de construction en vertu du règlement portant sur les projets particuliers de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI).

Ce projet s’inscrit alors que Sani-Éco doit composer avec une hausse constante des matières à traiter. «Notre espace de réception est rendu trop petit. On veut agrandir pour pouvoir donner de meilleurs services», explique le vice-président et directeur général de l’entreprise, Sylvain Gagné.

Selon lui, dans les faits, les travaux «ne changeront rien pour les citoyens». Mais ils permettront assurément à l’entreprise d’être plus efficace. Comme les camions se succèdent à un rythme régulier pour décharger les matières de la collecte sélective amassées dans les municipalités de Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi, il importe d’avoir l’espace nécessaire pour accueillir le tout, explique M. Gagné.

«On veut se donner de la latitude. Si ça brise une journée [au centre de tri], notre aire de réception déborde. Ça fait des années qu’on aurait dû le faire, mais on attendait toujours», dit-il.

Agrandissement

Sani-Éco souhaite ainsi ajouter environ 25 000 pieds carrés à ses installations existantes pour réaliser ce projet. «Quand tu as des camions qui vident et qui lèvent leur boîte dans les airs, ça te prend grand», lance Sylvain Gagné.

Dans un monde idéal, les travaux seront réalisés au printemps, affirme-t-il.

L’entreprise a par ailleurs mis la touche finale l’an dernier à d’importants travaux de modernisation de son centre de tri. Ce faisant, l’endroit a été le premier au Canada à intégrer deux robots trieurs, développés par l’entreprise Machinex de Plessisville.

Les robots trieurs sont dotés d’une intelligence artificielle qui leur permet de retirer des lignes de tri certaines matières plastiques ciblées ainsi que les cartons multicouches (contenants de jus et de lait). Cela permet d’alléger et de faciliter le travail des trieurs, avait-il été expliqué lors de l’inauguration des lieux.

«On est un des centres de tri les plus reconnus dans la province de Québec. On est high tech. La matière va à la bonne place. Elle est vendue local. On en est bien fier. (...) On investit pour que ça aille mieux. L’aire de réception est un peu notre épine dans le pied. On a décidé de donner un autre petit coup dans les investissements», dit le dirigeant de l’entreprise.

Conditions

Dans le cadre du PPCMOI, la Ville de Granby a néanmoins émis certaines conditions pour la délivrance du permis de construction. Une haie de cèdres d’une hauteur de six pieds, au moment de la plantation, devra être aménagée entre les aires de stationnement ou d’entreposage extérieur ainsi que la rue du côté de la rue Édouard.

Une haie de cèdre, également d’une hauteur de six pieds, devra aussi être ajoutée du côté de la piste cyclable, entre le bâtiment du 480 rue Robinson Sud et la bande boisée d’une largeur de cinq mètres. Cette dernière, présente au sud du terrain actuel et du futur terrain, devra d’ailleurs être conservée.