Denis Paradis, député de Brome-Missisquoi, et Jean-François Pomerleau, directeur de la Maison des jeunes de Farnham.
Denis Paradis, député de Brome-Missisquoi, et Jean-François Pomerleau, directeur de la Maison des jeunes de Farnham.

Un programme pour affronter le marché du travail

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Le gouvernement canadien a octroyé un montant de 633 964 $ sur trois ans à la Maison­ des jeunes de Farnham afin de mettre sur pied le programme Connexion compétence. En vertu de celui-ci, 64 jeunes décrocheurs seront outillés pour affronter les obstacles du milieu du travail avec succès.

Denis Paradis, député fédéral de Brome-Missisquoi, en a fait l’annonce vendredi, lors d’une tournée où il a annoncé plusieurs investissements­ dans la circonscription.

À terme, huit cohortes de tout autant de jeunes âgés de 16 à 23 ans bénéficieront du programme. La première, composée de sept jeunes hommes et une jeune femme, a démarré le 11 septembre. Pendant huit semaines, ils assisteront à des ateliers qui abordent divers sujets touchant à l’emploi, en commençant par la préparation et la réalisation­ d’une entrevue.

De l’aveu de l’intervenant Patrick Morin, dit Poncho, la première simulation d’entrevue, filmée lors de la première semaine, a été difficile. Une deuxième simulation a été faite plus tard et, déjà, de belles améliorations ont été notées. 

« Le programme permet d’aller voir différents types d’emploi. On touche à trois grands domaines : les industries/journaliers, la restauration/hôtellerie et marketing/service à la clientèle. Ce qu’il y a de différent d’autres programmes qu’il y a eu ici, c’est qu’on fait beaucoup de visites d’entreprises. Les jeunes ont un intérêt. Souvent, ces compagnies sont en recherche et ça donne une idée aux jeunes de ce qu’ils font. »

Il donne en exemple la Brasserie­ Dunham qui, de sa façade, a l’air d’une petite entreprise. L’intérieur révèle toutefois un univers plus grand, avec une quarantaine d’emplois­ différents.

La confiance et l’attitude

La confiance en soi est un élément particulièrement travaillé durant les ateliers puisqu’elle permet de bien s’exprimer en public et de pouvoir développer ses pensées. 

L’attitude et la ponctualité au travail sont souvent en cause lorsqu’un jeune perd son emploi, remarque pour sa part Jean-François­ Pomerleau, directeur de la Maison des jeunes de Farnham. « On va trouver les meilleurs outils, les meilleurs moyens pour reprendre confiance en soi, travailler sur la ponctualité et voir un peu comment ça fonctionne, le monde du travail. Je ne suis pas inquiet par rapport à l’évolution du groupe, tout le monde est là le matin, on a une bonne équipe », souligne M. Pomerleau.

Chaque jeune présente des besoins et un niveau d’apprentissage différents. En ayant deux intervenants pour huit jeunes, la formule encourage un avancement et chacun a un support idéal. 

L’ACEF-Granby, Espace vivant et Justice alternative sont des organismes partenaires du programme et ils apportent des éléments clés comme la gestion d’un budget.

Stage en entreprise

Les participants reçoivent une allocation de salaire de 30 h par semaine durant les huit semaines d’ateliers. Puis, ils entreprennent un stage en entreprise de 12 semaines dans un domaine qui leur plait. La Maison des jeunes peut payer jusqu’à 50 % du salaire de stage pendant cette période. 

L’organisme intervient aussi auprès des employeurs s’il y a un problème avec les jeunes pour corriger­ la situation. 

« On sait comment il y a un besoin de main-d’œuvre sur le marché actuellement, c’est un nouveau phénomène, note le directeur de la MdJ. Ce programme arrive à point parce que, même si on cherche de la main-d’œuvre, si le jeune n’est pas préparé, il peut avoir la surprise de perdre son emploi. »

Les allocations, les salaires des jeunes et l’embauche de deux intervenants à temps plein sont possibles grâce à la subvention fédérale octroyée par Ottawa.

Avancer

À 16 ans, Zachary est le plus jeune du groupe. Allumé, il réalise que le programme l’aide beaucoup à acquérir une confiance en soi. « J’ai appris bien plus d’affaires que dans la classe où j’étais avant. C’est une classe qui nous préparait au travail à JJB (école Jean-Jacques-Bertrand­), mais on ne nous apprenait pas les mêmes choses. C’est différent. »

La proximité avec les intervenants est une approche réussie, selon M. Morin, qui peut avoir des interventions plus humaines et personnalisées.

« C’est un programme très intéressant qui amène les jeunes à savoir où ils veulent aller, croit Kyana, âgée de 18 ans. Visiter des milieux de travail, c’est vraiment intéressant. Gérer le travail d’équipe en milieu de travail, apprendre à faire un CV, c’étaient des éléments que je voulais aller chercher. »

En retrouvant des intervenants qui l’avaient vu grandir lorsqu’elle avait l’âge pour fréquenter la Maison des jeunes, elle a réalisé que l’intervention auprès des adolescents est un métier qui l’intéresse. On l’y a encouragé et elle travaille même les jeudis soirs dans une maison de jeunes à l’extérieur de la région.

Autres financements annoncés dans la région

La Société historique du comté de Brome, de Lac-Brome, a reçu 290 909 $ de Patrimoine canadien pour rénover ses installations.

Gestion villa Beaurepos de Cowansville a reçu 522 152 $ du ministère de la Famille, de l’Enfant et du Développement social pour construire un ascenseur reliant les trois étages de la résidence pour aînés.

Les loisirs de Saint-Ignace bénéficieront de 28 479 $, du ministère de l’Innovation, Sciences et Développement économique, pour la réfection de son terrain de balle.

Le comité des loisirs de Brigham pourra compter sur une enveloppe de 116 760 $, du ministère de l’Innovation, Sciences et Développement économique, pour la réfection de son terrain de balle et l’ajout de jeux d’eau à son parc municipal.

Source : bureau de Denis Paradis