La photo officielle de l’équipe FENIX 4947 de l’école secondaire Massey-Vanier lors de la remise du prix du jury.
La photo officielle de l’équipe FENIX 4947 de l’école secondaire Massey-Vanier lors de la remise du prix du jury.

Un prix du jury pour l’équipe de robotique de Massey-Vanier

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Une délégation de plus de 100 personnes représentait l’école secondaire Massey-Vanier lors du Tournoi régional de la ligue internationale de robotique FIRST qui avait lieu au centre sportif de l’Université de Sherbrooke, du 5 au 7 mars. Même si une place en finale leur a échappé de peu, les membres de l’équipe FENIX 4947 ont décroché le prix du jury.

Les 97 jeunes faisant partie du programme de robotique-étude ont pris part à la compétition. Ils travaillent tous sur le même robot depuis janvier.

« Il y a énormément de travail là-dedans, affirme l’enseignant responsable du volet Robotique FENIX, Jean-François Mailhot. Depuis qu’on connaît la nature du défi, on travaille sur notre robot dans nos cours, à raison de cinq heures par semaine, mais aussi les soirs du lundi au jeudi et dans le jour durant la fin de semaine en collaboration avec des enseignants, mais aussi avec des entreprises de la région comme GE aviation de Bromont, qui nous a donné un bon coup de main. »

Ces huit semaines de travail acharné ont culminé par cette compétition de trois jours qui avait cette année pour thème Star Wars.

Une ronde met en opposition deux équipes de trois robots appelés « alliances » et celle qui récolte le plus de points l’emporte. Pour obtenir des points, les élèves devaient guider les automates pour qu’ils récupèrent des ballons en mousse, du type de ceux utilisés pour le ballon-chasseur, et les envoyer à l’intérieur de trous. À la fin du défi, ils devaient s’accrocher à une barre surélevée à cinq pieds de hauteur et réussir à y mettre le plus d’appareils de la même équipe tout en la maintenant en équilibre.

Déroulement de la compétition

Le premier jour, jeudi, était dédié au calibrage des appareils, notamment pour le système de visée automatique.

Le vendredi a été l’affaire des derniers tests et des qualifications. « Il y avait des morceaux qui lâchaient et l’équipe dans la zone des puits, où sont ajustés les robots qui subissent des dommages, a fait un travail assez exceptionnel pour faire les derniers ajustements en vue de la journée du samedi [lors de la formation des alliances et la compétition]. Notre robot était à 100 % de ses capacités et on était super fiers », rapporte M. Mailhot.

Parmi la trentaine d’équipes présentes, les huit ayant connu les meilleures qualifications sont nommées comme meneurs et sélectionnent les deux partenaires qui forment leur « alliance » pour la compétition. Ils ne sont donc que 24 sur les 30 à passer cette étape.

En quart de finale, l’alliance dans laquelle se trouvait l’équipe FENIX 4947 a obtenu le plus haut pointage enregistré lors de l’ensemble compétition.

Déception en demi-finale

Ils ont même marqué davantage de points que leurs adversaires lors de la demi-finale. Cependant, leur équipe a été disqualifiée en raison d’une faute technique d’un des androïdes de leur alliance. Un mouvement jugé « trop agressif » a fait renverser un robot adverse, ce qui contrevient au règlement.

« C’est sûr que c’est décevant. On pourrait être fâché contre ce robot-là, mais en réalité, les élèves sont tous dans le même état d’esprit, on travaille là-dessus depuis janvier et on sait que c’est un travail d’équipe. C’est à trois que ça se passe, que ça soit nous ou un autre robot qui fasse une erreur, on est trois pour gagner et on est trois quand on perd. »

Les six équipes finalistes obtenaient automatiquement leur billet pour les championnats internationaux qui auront lieu à Détroit du 29 avril au 2 mai.

Même s’il est conscient de prêcher pour sa paroisse, Jean-François estime que le robot de ses jeunes faisait partie de l’élite de la compétition, « facilement comparable au top cinq ».

La qualité de leur automate a été soulignée par les juges, qui leur ont remis le prix du jury. « Le prix souligne le travail d’une équipe dans tous les domaines : autant au niveau technique, que de l’image, de l’esprit d’équipe, etc., relate l’enseignant. On était bon à peu près dans tout et les juges l’ont mentionné. »

L’enseignant tenait à souligner le travail et l’implication de chacun des 97 jeunes de l’équipe — la plus grosse de la compétition. « Lorsqu’il y a 100 personnes dans les estrades, avec tous les parents, à crier et à encourager, ça fait une grande différence. C’est plaisant que toute notre équipe se soit déplacée, malgré que ce soit la semaine de relâche et que rien ne les obligeait à le faire », confie l’enseignant. Le programme de l’école secondaire Massey-Vanier en était à sa septième participation. À chaque fois, ils se sont rapprochés d’une place en finale et de leur billet pour les championnats mondiaux. Cette année ils étaient tout près d’y arriver et Jean-François Mailhot est certain que l’année prochaine sera la bonne.