Accusé de meurtre, Francis Yergeau doit subir son procès à partir du 12 novembre.

Un premier procès fixé pour les meurtres de Nancy Beaulieu et Martin Bélair

Les circonstances entourant le meurtre de la Granbyenne Nancy Beaulieu et de son conjoint Martin Bélair, survenu en 2015, pourraient être éclaircies d’ici quelques mois.

Un procès devant jury a été fixé pour l’un des deux accusés dans ce dossier. Francis Yergeau, âgé de 39 ans et originaire d’Acton Vale, sera ramené devant la Cour supérieure à partir du 12 novembre prochain. Les audiences, qui doivent durer six semaines, auront lieu au palais de justice de Saint-Hyacinthe puisque le crime aurait été commis dans ce district.

Entre 30 et 40 témoins sont attendus du côté de la Couronne, représentée par Me Sandra Bilodeau. La première semaine du procès sera utilisée pour un voir-dire, une procédure qui vise à évaluer l’admissibilité d’éléments de preuve. Les candidats jurés ne sont convoqués qu’à partir du 19 novembre. Me Mathieu Rondeau-Poissant, de Saint-Lambert, défend l’accusé.

Les victimes, Nancy Beaulieu et Martin Bélair.

M. Yergeau avait été arrêté 16 mois après le crime, tout comme son présumé complice Guiseppe de Leto, 36 ans, lui aussi d’Acton Vale. Tous deux sont détenus depuis leur arrestation et ont plaidé non coupable. Le procès de M. de Leto n’est pas encore fixé : une conférence préparatoire est prévue à cet effet en juin.

Ils sont accusés d’avoir, le 6 janvier 2015, mis fin aux jours de Mme Beaulieu et de M. Bélair, un couple qui gérait un bar de danseuses nues à Saint-Hyacinthe, le Cabaret Flamingo. Leurs corps avaient été retrouvés trois jours plus tard dans un stationnement de Mascouche, en banlieue nord de Montréal, ensevelis sous la neige dans la boîte du camion de type « pick up » appartenant à M. Bélair. Le couple avait été tué par arme à feu.

Trafic de drogue
M. de Leto était un client assidu du bar et connaissait bien le couple assassiné, tandis que M. Yergeau a été décrit comme son « homme à tout faire ». Selon nos informations, ils trempaient dans le trafic de drogue. Guiseppe de Leto avait déjà été condamné pour possession de cocaïne et Francis Yergeau n’avait aucun antécédent judiciaire.

Les deux suspects, qui travaillaient à la même entreprise de fabrication de béton, sont aussi accusés de complot, leur crime ayant été planifié pendant plusieurs mois. Le mobile reste inconnu pour l’instant, mais l’hypothèse du règlement de compte a été soulevée.