Daniel Latour, Nancy Pilon, Kathleen Lapointe et Jonathan Lapointe n’espéraient pas un succès si rapide pour leur centre de conditionnement physique.

Un premier gym à Saint-Paul-d’Abbotsford

Les Abbotsfordiens n’auront plus à se déplacer hors de leur municipalité pour s’entraîner. Quatre entrepreneurs viennent tout juste d’ouvrir un tout premier centre de conditionnement physique au cœur du village de Saint-Paul-d’Abbotsford. Le CF Saint-Paul souhaite ainsi contribuer à la promotion des meilleures habitudes de vie et offrir des activités sportives au goût du jour.

Les automobilistes qui passent régulièrement par la municipalité n’ont probablement rien remarqué de nouveau, pourtant, d’importants changements ont été effectués derrière les portes du garage situé au 825, rue Principale. 

Nancy Pilon, son conjoint Jonathan Laperle, sa belle-sœur Kathleen Laperle et son beau-frère Daniel Latour se sont efforcés de transformer le bâtiment utilitaire en un centre de conditionnement physique accueillant et chaleureux. Une première à Saint-Paul-d’Abbotsford, aux dires des entrepreneurs. « Notre entourage n’était pas très optimiste, mais pourtant ça se passe bien », explique tout sourire Nancy Pilon. 

Comme ses trois collègues dans l’aventure, Mme Pilon a de quoi se réjouir. La communauté a répondu plutôt positivement à la nouvelle offre sportive. Depuis son ouverture à la mi-janvier, l’équipe a comptabilisé près de quatre-vingts inscriptions. « C’est bien au-delà de nos prévisions, souligne Kathleen Laperle. On espérait avoir une trentaine d’abonnements après un mois et environ quatre-vingts après un an. On va probablement dépasser cet objectif d’ici quelques jours ! » se réjouit-elle.

L’équipe est toutefois consciente que le mois de janvier est une période très achalandée pour les centres d’entraînement et attend les prochains mois pour dresser un premier portrait réaliste du démarrage de leur entreprise.

Se distinguer

Les quatre entrepreneurs souhaitent que leur projet se distingue des gyms plus classiques par une vision différente. Pour le quatuor, cela se traduit notamment par un modèle d’affaires qui mise sur les saines habitudes de vie et des routines d’« entraînement fonctionnel » — qui a pour objectif principal d’améliorer le fonctionnement du corps en général. 

« Plutôt que de vendre un abonnement donnant accès au gym, on offre des séances d’entraînement », souligne Jonathan Laperle. Son collègue et beau-frère Daniel Latour, entraîneur certifié, animera près d’une quarantaine de séances d’entraînement par semaine. « Il n’y a pas d’accès libre aux équipements, il faut venir lors d’une séance d’entraînement. L’avantage, c’est qu’il y a beaucoup de choix de plage horaire et que les séances se font en petits groupes de neuf personnes », souligne Jonathan Laperle. 

Le type d’entraînement proposé est comparable au CrossFit, mais offre davantage de latitude aux entraîneurs pour adapter les exercices aux utilisateurs. « Le CrossFit, c’est un entraînement précis et une bannière qu’il faut payer, explique Daniel Latour. Mais pour nous, ce n’est pas une question d’argent. C’est surtout que nous voulons être capables de nous adapter au niveau des clients et ajuster le programme selon leur évolution », explique-t-il. 

« Pour nous, c’est vraiment important de nous adapter à la clientèle puisque notre objectif est de transmettre de saines habitudes de vie, ajoute Kathleen Laperle. Présentement, on mise beaucoup sur l’entraînement “fonctionnel” parce qu’on sent qu’il y a un intérêt, mais c’est possible que dans les prochaines années un autre sport devienne plus intéressant et nous allons nous adapter. » 

Au CF Saint-Paul, on aimerait également pouvoir ratisser tous les groupes d’âge. D’ici les prochains mois, l’équipe prévoit organiser des séances d’entraînement adaptées aux plus jeunes ainsi qu’aux personnes plus âgées.

Une équipe qui se complète

Les quatre sportifs ont attendu plus d’un an avant de concrétiser leur projet. « On a préparé l’endroit à temps perdu dans les derniers mois; on voulait vraiment que tout soit parfait », explique Daniel Latour. Outre la disposition des équipements, l’équipe tenait à certains éléments comme la construction d’un comptoir à shakes ainsi que la possibilité pour les clients de régler les transactions par carte dès l’ouverture du gym. « L’avantage c’est que nous avons tous des spécialités qui se complètent : moi je m’occupe des finances, Kathleen est kinésiologue, Daniel est un entraîneur de CrossFit et Jonathan travaille dans la construction », détaille Nancy Pilon. 

Devant le succès inespéré des premières semaines d’ouverture, l’équipe pense déjà aux développements futurs. Dès l’été prochain, une terrasse extérieure pourrait être construite pour permettre à la clientèle de casser la croûte sous le soleil et de s’entraîner en plein air.