Pierre-Luc Belval

Un premier EP pour Pierre-Luc Belval

À la quantité de spectacles qu’il donne chaque année dans la province, le nom de Pierre-Luc Belval fait son chemin parmi les amateurs de musique québécoise. À 24 ans, il se fait plaisir en s’offrant un premier mini-album homonyme.

Le récent lancement de Pierre-Luc Belval a donné lieu à une soirée à guichet fermé à Cowansville, où 250 amis, proches et admirateurs s’étaient réunis pour saluer le chanteur et ce moment significatif de sa carrière.

«Je me suis payé la traite en faisant ce EP. C’est moi qui ai tout produit et c’était important que ce soit super professionnel», affirme le résidant de Saint-Alphonse-de-Granby.

Sur cet opus, il a couché «ses cinq meilleures chansons originales». L’auteur-compositeur-interprète a bien pris soin d’éviter la redondance, en abordant des thèmes variés et fortement ancrés dans la réalité. Avec Pierre-Luc Belval, chaque pièce est comme une tranche du quotidien. Il y est question d’amour impossible (Les coeurs), d’amitié masculine (Comme un frère), de bienfaisante solitude (Nos vieux tiroirs), d’amour compliqué (Tu me connais trop) et des travers de la société (Un peu moins rose).

C’est pourtant à un gars positif et dynamique qu’on a affaire. De sa voix rauque caractéristique, Pierre-Luc y livre son pop-rock francophone, teinté d’influences folk et country et interprété «avec de vrais instruments».

Et pourquoi un EP? «Je trouve que c’est un format intéressant pour sortir du matériel plus souvent. C’est plus excitant ainsi. Si je pouvais en lancer un nouveau à intervalle d’un an et demi, ce serait l’idéal!»

L’ancien participant à La Voix 2015 — il faisait partie de l’équipe d’Éric Lapointe — explique que l’intention derrière ce premier opus est née des encouragements de personnes qui croyaient en sa musique. Lors de la centaine de prestations qu’il livre annuellement, Pierre-Luc Belval et ses musiciens se spécialisent dans les reprises de grands succès, mais depuis quelques mois, il glisse ça et là ses propres compositions. Et elles semblent plaire au public.

«En janvier 2019, j’ai donc ressorti mes tounes, je les ai retravaillées et j’ai contacté une connaissance qui avait un studio d’enregistrement en lui envoyant mes maquettes», dit-il. Entré en studio à la fin du mois de mai, l’artiste a finalement pu tenir son album physique à la fin septembre.

Pour mille raisons, ce n’est pourtant que la semaine dernière qu’il l’a lancé à la face du monde, en espérant maintenant en vendre lors de ses spectacles. «Je suis réaliste; je ne veux pas me faire de fausses attentes... Mais à un moment donné, il faut faire un move. C’était important pour moi de sortir cet album», laisse entendre celui qui est à la fois musicien et copropriétaire de l’agence de marketing web Capitaine Média.

Et même si le résultat de Pierre-Luc Belval lui plaît sincèrement, il confie qu’il aurait pu «aller une coche de plus vers le new country» qu’il affectionne de plus en plus.

Voilà peut-être un indice du ton de ses prochaines offrandes...

L’album est actuellement disponible pour écoute sur YouTube. Il sera bientôt possible de se le procurer sur toutes les plateformes numériques.