La première compétition du nouveau Championnat Parcours Ninja Québec avait lieu à Granby, samedi. Les participants avaient une série d’épreuves à franchir le plus rapidement possible.

Un premier Championnat de parcours ninja à Granby

Pas moins de 115 personnes se sont mesuré au mur incliné de chez Motion parc évolutif, samedi, à l’occasion de la première compétition du tout nouveau Championnat Parcours Ninja Québec.

Le parc récréatif de Granby a accueilli des compétiteurs de partout au Québec. Toute la journée, des enfants comme des adultes ont pris part à l’événement dans différentes catégories.

Il y avait de l’ambiance dans les locaux où on retrouve un parcours digne de l’émission de télévision American Ninja Warrior. Le public était là pour encourager les participants.

« Ça s’est super bien passé, conclut le propriétaire de Motion parc évolutif, Patrick St-Laurent. Ça s’est terminé à minuit et quart ! Ce qui a fait que ça a été plus long, c’est que les participants du niveau élite ont dû faire un parcours double. En plus d’effectuer le même trajet que ceux de la catégorie 16 ans et + “open”, ils devaient franchir tous les obstacles. Au-delà d’un défi de temps, c’était un défi d’endurance. »

Après avoir passé quelques obstacles, les participants de la catégorie 16 ans et + « open » — en action lors du passage de La Voix de l’Est — pouvaient choisir entre deux épreuves avant de tenter de monter le mur incliné. Quant aux élites, ils devaient compléter les deux épreuves.

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Contrairement au circuit américain, les participants pouvaient réessayer de franchir l’obstacle s’ils tombaient. Au deuxième échec, ils pouvaient passer à l’obstacle suivant, tout en ayant vingt secondes de pénalités.

Il y avait de l’ambiance dans les locaux où on retrouve un parcours digne de l’émission de télévision American Ninja Warrior. Le public était d'ailleurs là pour encourager les participants.

Les parcours changeaient et étaient adaptés à chaque catégorie. Ils étaient dévoilés à la dernière minute. Par exemple, pour les enfants, une corde avec des nœuds pouvait par exemple être utilisée pour grimper le mur.

« Beaucoup de gens se sont déplacés. Il y en a qui ont fait deux heures de route pour venir ici. On avait des participants de haut calibre autant au masculin qu’au féminin [ dans la catégorie élite] », souligne M. St-Laurent.

La majorité des athlètes ont fait connaissance pour la première fois à Granby. « L’événement a vraiment levé à tous les niveaux. De nouveaux liens se sont créés. Je pense que c’est un beau réseau qu’on est en train de se créer », ajoute-t-il.

Bien qu’un circuit existe déjà aux États-Unis, il s’agit d’un tout nouveau sport au Québec. Difficile de trouver un endroit où s’entraîner spécifiquement pour ce type de parcours « Ninja ». Les participants à l’événement de samedi étaient déjà entraînés aux courses à obstacles, parkour ou à la gymnastique.

Promouvoir le sport

M. St-Laurent souhaite aller chercher encore plus de compétiteurs de haut niveau pour les prochaines compétitions. « On a pris beaucoup d’images de la compétition, alors on veut faire plus de promotion. Notre but est d’attirer des gens des États-Unis pour créer un événement encore plus gros et avoir des athlètes d’un autre niveau. »

Il souligne par ailleurs qu’un des arbitres de la compétition de samedi, le Sherbrookois Éric Laviolette, ira s’entraîner aux États-Unis où il veut essayer plusieurs centres d’entraînement. Ce sera une occasion de parler de ce qui se passe au Québec auprès d’athlètes qui s’entraînent spécifiquement pour le circuit de Ninja Warrior. « Ces personnes-là font beaucoup de compétitions et vont d’un État à l’autre pour cumuler des points. Ça serait super d’aller chercher ces athlètes-là. Il y a Jay Flores qui est venu au mois d’août et il avait été très impressionné par nos installations. Il a un gros réseau à travers les athlètes du circuit. On reste en contact avec lui depuis qu’il est venu ici parce qu’on voudrait qu’il revienne. »

Les parcours de la compétition changeaient et étaient adaptés à chaque catégorie.

Un jeune vainqueur originaire de Roxton Pond

Dix-sept hommes et trois femmes ont pris le départ chez les élites en toute fin de journée. « Gabriel Nicol a gagné l’Élite homme. Il a donné tout un spectacle. Il a 16 ans et les deux autres sur le podium ont 38 et 27 ans. Il y avait un bon écart d’âge. Les performances étaient assez impressionnantes. »

Chez les hommes, ils étaient 17 au départ de la catégorie élite.

Gabriel Nicol était particulièrement nerveux, quelques heures avant son tour. D’autant plus qu’un retard a repoussé l’heure du départ pour sa catégorie. « J’en connais quelques-uns, mais la plupart des compétiteurs, je ne les connais pas, disait l’adolescent à l’emploi de Motion parc évolutif. Je n’ai pas de craintes en tant que tel, mais j’ai toujours un stress dans ce genre de compétitions là. »

Dans les dernières années, Gabriel a fait trois ans de gymnastique, ce qui lui a permis de développer force, flexibilité et connaissance de son corps, et du parkour en plus de faire un peu d’arts martiaux.

Son inscription dans la catégorie 16 ans + élite était un honneur pour lui, commente-t-il. Il devrait prendre part aux deux autres compétitions du championnat qui se dérouleront à Québec et à Boisbriand.

Une équipe de Motion prendra la route de Québec et de Boisbriand pour les autres compétitions du championnat. Gabriel Nicol ne sera pas seul. Il pourrait être rejoint par son collègue Jacob Caplette, qui a terminé en quatrième position chez les élites et par Patrick St-Laurent.

La Granbyenne Lancy Lamy, qui a pris part aux compétitions « open » et qui a terminé première chez les femmes, pourrait aussi vouloir se rendre aux autres compétitions. Le parcours n’a pas semblé lui causer trop de problèmes. Elle filait à vive allure entre les obstacles, choisissant même à l’occasion les épreuves les plus difficiles.