Le futur Plan de développement de la zone agricole réjouit Jérôme Ostiguy, président du Syndicat de l’UPA de la Haute-Yamaska. « Ça fait longtemps qu’on le demandait. On a besoin de ça », croit-il.

Un plan pour valoriser le secteur agricole en Haute-Yamaska

Quand on sait que 78 % du territoire de la Haute-Yamaska est situé en zone agricole et qu’on y compte pas moins de 400 entreprises agricoles, l’implantation d’un Plan de développement de la zone agricole (PDZA) devenait nécessaire dans la région. Une aide gouvernementale pouvant atteindre 40 000 $ permettra maintenant à la MRC d’amorcer la démarche.

« Avec le PDZA, la MRC s’engage consciencieusement à épauler le secteur agricole dans son développement », a affirmé le maire de Granby et préfet de la Haute-Yamaska, Pascal Bonin, au moment de l’annonce, vendredi. Selon lui, il s’agit là de « la pièce manquante d’un casse-tête ». 

La Haute-Yamaska devient ainsi la 13e MRC en Montérégie à élaborer­ un tel plan stratégique.

Pour la réalisation du PDZA, la MRC travaillera de concert avec des intervenants locaux et l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Haute-Yamaska pour valoriser davantage le milieu agricole, véritable pilier socio-économique de la région. 

Pour Jérôme Ostiguy du Syndicat de l’UPA de la Haute-Yamaska, le PDZA viendra mieux positionner l’agriculture dans la région. Fruit d’une longue discussion, l’arrivée d’un tel plan le réjouit. « Ça fait longtemps qu’on le demandait. On a besoin de ça », croit-il. Selon lui, il importe de protéger les zones agricoles, de demeurer vigilants face à l’étalement urbain et de soutenir les producteurs dans la mise en marché de leurs produits.

L’octroi du ministère québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation permettra notamment l’embauche d’un consultant externe. Un comité technique sera également mis en place. Le PDZA prévoit dresser un portrait de la zone agricole, établir un diagnostic, puis un plan d’action. L’ensemble du processus devrait prendre environ une année. 

Le Plan viendra appuyer d’autres programmes existants en Haute-Yamaska en matière d’agriculture, d’aménagement et d’environnement.

Cette annonce a été faite à la Ferme Bernier Campbell, spécialisée dans l’élevage de moutons Dorper­ pure race. Présentée comme un exemple de dynamisme agroalimentaire, l’entreprise de Maryse Bernier et Charles Campbell possède 130 brebis et 10 béliers reproducteurs, composant une petite production unique sur le marché. 

Le couple de Roxton Pond, devenu une référence au Canada dans l’élevage de Dorper, divise presque également ses affaires entre la production de viande et la reproduction. 

Pour assurer la survie de leur entreprise, les Bernier-Campbell espèrent d’ailleurs pouvoir un jour exporter la semence de leurs béliers et leurs animaux dans les pays de l’Union européenne. 

Mme Bernier ne peut qu’applaudir une initiative comme le PDZA. « Les petits producteurs comme nous font face à de gros enjeux. Si la production va bien, cela permet de se faire connaître et d’assurer notre pérennité. »