Tania Szymanski travaille sur un plan d’action concerté pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans Brome-Missisquoi.
Tania Szymanski travaille sur un plan d’action concerté pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans Brome-Missisquoi.

Un plan pour lutter contre la pauvreté dans Brome-Missisquoi

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Un plan d’action verra le jour en 2020 pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans Brome-Missisquoi. La MRC a obtenu des fonds provenant du Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale (PAGIEPS) afin de déterminer les gestes à poser dans la région pour aider les plus démunis.

Ce plan du gouvernement provincial compte une quarantaine de mesures différentes, nouvelles ou renouvelées. La MRC se concentrera sur la poursuite des alliances pour la solidarité, une mesure qui concerne la participation sociale des personnes et des familles à faible revenu et qui vise à mobiliser la population.

Il y a une vulnérabilité importante à Cowansville, surtout au centre-ville, et à Bedford, indique Tania Szymanski, conseillère en développement des communautés. Ces deux municipalités affichent les taux les plus importants de la MRC en matière de défavorisation matérielle et sociale, de faible revenu, de femmes sans emploi, de femmes sans diplômes d’études secondaires ou équivalent, d’assistance sociale et de transferts gouvernementaux.

La défavorisation sociale est aussi très importante à Bromont et à Lac-Brome. Le vieillissement de la population dans les pôles économiques de Sutton et de Lac-Brome a également un impact sur la vulnérabilité des clientèles. La population qui consacre plus de 30 % ou 50 % de son revenu brut pour son logement est plus importante à Sutton, Abercorn, Dunham, Frelighsburg, Lac-Brome, Bedford et au centre-ville de Cowansville.

Concertation

L’objectif des démarches de la MRC Brome-Missisquoi, qui regroupe 21 municipalités, et du PAGIEPS, autrefois le PARSIS, est de soutenir des actions et les projets qui permettront de venir en aide à la population la plus vulnérable afin de les sortir de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

« À l’échelle de la MRC, on est en train de travailler sur un plan d’action concerté, explique Mme Szymanski. De ce plan d’action, on espère sortir quelques projets qui pourront bénéficier à la communauté. Ça peut être des projets en sécurité alimentaire, logement, action communautaire, transport, etc. On n’a pas encore défini quel type de projet auquel on veut s’attaquer, mais ça sera de cet ordre-là. »

Les résultats qui ressortiront de la démarche de santé populationnelle réalisée par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS seront également utilisés pour l’élaboration du plan d’action à la lutte à la pauvreté. Il faudra toutefois s’assurer de sélectionner seulement quelques actions afin de pouvoir les financer et les mener à terme.

« Au lieu d’aller en appel de projets, on veut travailler de façon concertée et arriver à un consensus sur nos priorités et la façon qu’on veut aborder les différents enjeux, ajoute-t-elle. La consultation a déjà commencé avec la démarche de santé populationnelle. La concertation devrait être terminée en janvier et, fin janvier, je devrais avoir un plan d’action d’élaboré. »

Les actions seront ensuite mises en œuvre.

La MRC bénéficie d’une enveloppe de 400 900 $ en vertu d’une entente de quatre ans s’échelonnant de 2019 à 2023.