La structure du vélodrome devra être démontée d’ici la fin novembre.
La structure du vélodrome devra être démontée d’ici la fin novembre.

Un plan B pour le lancement de la construction du vélodrome

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
À l’aube de voir un tapis blanc au sol, le Centre national de cyclisme de Bromont fourmille. D’ici la fin novembre, la structure de l’ovale devra être démontée. Mais le plus important demeure le financement du projet, incluant l’apport du fédéral, qui se fait toujours attendre. Des options sont sur la table pour dénouer temporairement l’impasse afin de lancer la construction dès le début de 2021.

Le budget de construction du vélodrome couvert avait initialement été fixé à près de 14,5 millions $. Or, la plus basse soumission excède cette somme de 3 millions $. Comme l’apport d’Ottawa est incontournable pour boucler le budget, l’équipe du centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), de concert avec les architectes et le constructeur, a dû mettre sur la glace des éléments du projet. Notamment certains équipements et aménagements intérieurs, a indiqué en entrevue le directeur général du CNCB, Nicolas Legault.

L’échéancier du projet demeure néanmoins le même. Si tout se déroule sans anicroche pour la suite, le vélodrome couvert ouvrira ses portes «à la fin de 2021 ou au début de 2022», a mentionné Nicolas Legault. «On va préparer le terrain pour commencer la construction autour du 1er mars. Ça nous permettrait d’éviter les surcoûts en hiver. Les deux points importants, ce sont la qualité du bâtiment et la facture globale», a-t-il expliqué.

Le directeur général du CNCB, Nicolas Legault.

Le projet du vélodrome intérieur Sylvan Adams, jumelé au Centre multisports Desjardins, prévoit une mise à niveau de l’ensemble des infrastructures du CNCB. La première étape consiste à poser un toit sur la piste des Jeux olympiques d’Atlanta de 1996, rapatriée à Bromont au tournant des années 2000. Il s’agit du seul vélodrome au Québec actuellement.

En plus de l’ovale de 250 mètres, dont la surface sera remise à neuf, deux gymnases multisports (volleyball, tennis, trampoline et gymnastique, entre autres), une salle de formation et une piste d’athlétisme de 200 mètres doivent être aménagés dans le vaste immeuble. La tenue de foires commerciales et de congrès figure également dans le plan d’affaires.

Campagne

Bien qu’une importante subvention soit attendue du fédéral, la campagne de financement va bon train, malgré la conjoncture. «On travaille fort avec les députés régionaux pour se faire entendre à Ottawa. Et jusqu’ici, on a une très bonne écoute. Ce qui est aussi très positif, c’est que tous les partenaires sont restés avec nous malgré la pandémie. Ça sécurise beaucoup de monde», a fait valoir Nicolas Legault.

Par ailleurs, durant les derniers mois, la vaste collecte de fonds a fait des pas de géant. Le Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) de la Montérégie a accordé 300 000$ au projet. Puis au cours des trois dernières semaines, des dons avoisinant 150 000$ ont permis de franchir le cap de 16 millions de dollars. 

Un de ces donateurs est l’entreprise granbyenne MEC Précision, a indiqué le DG du centre national, ne pouvant dévoiler le montant pour l’instant. Idem en ce qui concerne le nom des deux autres partenaires. 

«On a eu quelques obstacles au cours des derniers mois, mais on garde le cap, a dit Nicolas Legault. (...) La collecte de fonds va se poursuivre durant la construction et on a confiance que l’argent du fédéral sera au rendez-vous.»