Une fois l’ouverture du nouveau centre aquatique Desjardins complétée, la piscine Miner ne tardera pas à disparaître du paysage de la rue du Parc, à Granby.
Une fois l’ouverture du nouveau centre aquatique Desjardins complétée, la piscine Miner ne tardera pas à disparaître du paysage de la rue du Parc, à Granby.

Un pas de plus vers la démolition de la piscine Miner

Une fois l’ouverture du nouveau centre aquatique Desjardins complétée, la piscine Miner ne tardera pas à disparaître du paysage de l’Avenue du Parc, à Granby. Un appel d’offres pour la démolition du bassin aquatique a récemment été lancé.

Pour l’heure, comme la COVID-19 tend à chambouler tous les échéanciers, aucune date précise n’a encore été ciblée pour les travaux. Les soumissions doivent néanmoins être déposées avant le 28 mai.

«Dans l’appel d’offres, l’échéancier qui est donné prévoit les travaux entre juin et novembre 2020. C’est nous qui allons indiquer à l’entrepreneur quand commencer. (...) Ça nous donne un jeu pour finir le centre aquatique», fait valoir le directeur du bureau de projets à la Ville de Granby, Daniel Surprenant.

Contesté par certains citoyens, le projet de démolition de la piscine Miner était déjà prévu. L’administration municipale a réservé une enveloppe de 500 000 $ dans son budget 2020 pour ces travaux.

Selon Daniel Surprenant, le site laissé vacant par la démolition de l’immeuble devrait être utilisé, de façon temporaire, lors de la première phase du projet de réaménagement du centre-ville. «On va faire du stationnement temporaire à cet endroit-là pour les travailleurs et les commerçants. Il pourrait aussi y avoir des matériaux», avance-t-il.

La pandémie a toutefois incité les élus à repousser d’une année la première phase des travaux du centre-ville, initialement prévue entre les mois d’août et de novembre 2020. Le chantier doit se déployer dans un premier temps entre les rues Saint-Hubert et Gill. Au total, trois phases sont planifiées, sur autant d’années.

La vocation à long terme du site de la piscine Miner, situé près du parc du même nom, n’a toutefois pas encore été précisée par le conseil municipal.

Le bassin récréatif avait été rempli d’eau, avant l’arrêt imposé dans chantiers, pour tester certains équipements, tel que témoigne cette photo prise le 13 mars dernier.

Mise en route

Selon le directeur du bureau de projets, le chantier du centre aquatique était par ailleurs bien avancé, avant qu’il soit mis sur pause, à la mi-mars. Environ 90% des travaux sont complétés.

«On est dans les déficiences finales et les derniers travaux à réaliser. Après, il y aura la partie mise en route. On va partir la ventilation et regarder si ça marche bien ou si des modifications sont nécessaires. On va aussi faire le lavage partout. Tout doit être fonctionnel. On est à l’étape de tester les équipements», explique Daniel Surprenant.

Selon lui, les bassins avaient déjà été remplis, avant l’arrêt du chantier, afin de mettre à l’essai certains équipements. Mais aucun baigneur n’y a encore été admis.

Quelques semaines seront encore nécessaires pour finaliser le projet, estime-t-il, une fois que les chantiers de construction auront le feu vert du gouvernement pour repartir. Les consignes de distanciation sociale qui semble vouloir perdurer pourraient d’ailleurs compliquer la mise en route.

«Ça nécessite habituellement qu’il y ait plusieurs personnes ensemble pour tester des équipements. Il y a des sous-traitants; celui qui s’occupe de la programmation, celui qui est responsable des pompes, par exemple. On a aussi un technicien qui est toujours là parce qu’il va opérer le centre et il y a l’entrepreneur. Ça va être une mise en route particulière parce que le fonctionnement va changer. Ça va possiblement prolonger les délais», estime Daniel Surprenant.

Même une fois que tout sera prêt, une bonne part d’inconnu entoure encore l’ouverture du centre aquatique Desjardins. Des règles pourraient s’appliquer et en restreindre l’accès. Y aura-t-il un nombre maximum de personnes à la fois? Bien des questions demeurent encore sans réponse.

Plus gros projet dans l’histoire de la Ville, la construction du centre aquatique, rue Léon-Harmel, entraîne des coûts estimés à 33 millions $. Les gouvernements provincial et fédéral y vont d’une contribution conjointe de 20,5 millions $. L’endroit porte le nom de Desjardins en vertu d’un partenariat de 500 000 $ sur 10 ans conclu avec la Ville.