Plusieurs clients se sont arrêtés aux tables de l’activité de sensibilisation Zéro plastique, samedi, à leur sortie du IGA à Sutton.

Un pas de plus contre le plastique

L’activité Zéro plastique, tenue devant le IGA à Sutton, a suscité beaucoup d’intérêt, samedi. Les citoyens venus faire leurs emplettes ont été nombreux à s’arrêter aux tables pour y recevoir de l’information sur l’impact des emballages de plastique à usage unique, mais aussi sur les solutions existantes.

« On a voulu proposer aux gens plein d’alternatives. Et on essaie de les convaincre de laisser le plastique qui sort de l’épicerie dans le panier qui est là pour que les gens le voient », explique Richard Leclerc, un des organisateurs de l’activité de sensibilisation tenue en collaboration avec la famille Lusignan, propriétaire du supermarché.

Le fait de déposer les emballages de plastique à la vue de tous les gens venus faire leurs emplettes permettait à ceux-ci de réaliser à quel point les emballages de plastique sont présents en quantité dans leur épicerie. Ils ont plus tard été envoyés au recyclage.

Quant aux solutions, la table en était pleine. Pot Masson, plats lavables pour acheter des produits comme de la viande, sacs en tissus pour les fruits et légumes, pellicule de cire pour remplacer la pellicule de plastique et pailles en acier inoxydable étaient en démonstration sur place.

Le IGA a même mis en valeur des produits qui n’étaient pas emballés de plastique, à l’intérieur, comme les yogourts Chagnon et Riviera dans des pots de vitre, du beurre d’arachides aussi dans un pot vitré et des pailles en bambou.

Une « attaque au plastique » s’est tenue la semaine dernière à Sherbrooke, et à Montréal il y a deux semaines. « Aujourd’hui [samedi], on est plusieurs dans le monde à le faire. Le 2 juin est une date qui a été retenue dans plusieurs villes du monde », rappelle M.Leclerc.

Du côté de Sutton, « on n’aimait pas tant l’aspect de l’attaque au plastique, alors on a préféré aller vers quelque chose de plus positif, avec l’activité Zéro plastique. » M. Leclerc compte sur la pression de la communauté pour faire changer les choses, comme elles ont changé dans d’autres domaines au fil des ans. Il donne en exemple le port de la ceinture de sécurité ou l’intégration du recyclage dans les chaumières.

« Il faut convaincre les gens à changer de comportement, à faire des achats responsables », dit-il.

Les bénévoles assurant la tenue de cette activité ont également expliqué quel est le cycle du plastique, et ont montré des images-chocs de l’impact du plastique jetable sur notre environnement.