Le club de golf de Lac-Brome est à vendre depuis quelques années. Une grande partie des terrains sont composés de milieux humides, où aucune activité n'est permise.

Un organisme presse la Ville d'agir dans le dossier du golf de Lac-Brome

Renaissance lac Brome (RLB) demande à la Ville d'utiliser les moyens à sa disposition afin d'acquérir le club de golf de Lac-Brome.
Dans une lettre envoyée au maire Richard Burcombe, et dont les médias ont obtenu copie, le président de l'organisme, Michel Delorme, souligne que l'arrivée prochaine de la saison estivale peut susciter un « vif intérêt auprès de potentiels acheteurs autre que [la] Ville de Lac-Brome ».
Afin d'éviter un tel scénario, RLB propose à la Ville d'utiliser une disposition légale du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT), soit la mise en réserve pour fins publiques, qui « permet à la municipalité d'imposer, pendant la démarche de planification de l'aménagement du territoire, une réserve à des fins publiques pour une période initiale de deux ans et, sur renouvellement, pour une période de deux autres années ». 
« À part les réparations, la réserve prohibe, pendant sa durée, toute construction, amélioration ou addition sur l'immeuble qui en fait l'objet. [...] L'utilité de ce pouvoir réside dans la possibilité d'interdire des investissements de la part des propriétaires, investissements qui feraient augmenter les coûts éventuels d'acquisition par la municipalité », indique le MAMOT. 
« Intérêt public »
L'organisme Renaissance lac Brome estime qu'il est « d'intérêt public de faire en sorte que ce territoire soit acquis par [la] Ville de Lac-Brome » et il « presse » la municipalité d'imposer une réserve pour fins publiques sur la propriété de près de 70 hectares que représente le terrain de golf. « L'exercice de ce pouvoir légitime permettra à [la] Ville de Lac-Brome de sécuriser à tout le moins ce territoire pour un certain temps, le temps de mettre en place les modalités requises, incluant le financement », souligne­ Michel Delorme.
« Une telle infrastructure publique permanente [...] permettra toutes sortes d'activités de plein air dont profiteront de nombreuses générations à venir », affirme Michel Delorme dans sa lettre adressée au maire Burcombe, ajoutant « qu'un tel milieu peut constituer un incitatif pour l'installation de jeunes familles » et que « la transformation de l'exploitation d'un golf en un parc nature (sic) permettrait d'éliminer une source de pollution telle que l'apport de phosphore et d'azote vers le lac Brome via les ruisseaux Quilliams et Durrull ».
Rappelons qu'en novembre, la Ville avait refusé que le club de golf de Lac-Brome soit converti en camping. De nombreux résidents ont suggéré que la Ville achète le terrain et le transforme en parc naturel.
La famille Allard a aménagé le golf de Lac-Brome en 1993. Le site avait jusque-là servi de sablière. La propriété est à vendre depuis quelques années. Sa valeur est de 2 548 300 $, selon l'évaluation municipale. Une grande partie des terrains sont composés de milieux humides, où aucune activité n'est permise, ce qui fait que la valeur imposable de la propriété est de 933 200 $.