Un peu plus de 3000 participants ont pris part au Demi-marathon de Granby, dimanche matin.

Un nouveau temps record au 12e Demi-marathon de Granby

Hormis une baisse du nombre de participants, les performances sportives ont été au rendez-vous lors du 12e Demi-marathon de Granby, dimanche matin. Un nouveau temps record et d’autres performances impressionnantes ont tenu en haleine les curieux.

Le record de l’épreuve reine du 21,1 km est tombé. Le Longueuillois Lamech Makono a réalisé la meilleure performance chez les hommes en franchissant la ligne d’arrivée en 1 h 10 min et 44 s, battant le précédant record d’un peu moins d’une minute.

Alister Gardner de Bromont le suivait de près et n’a franchi l’arrivée que deux minutes plus tard, s’assurant de la deuxième place.

Du côté féminin, Valérie Côté, de Québec a terminé l’épreuve en 1 h 22 min et 44 s.

Les camarades de Gardner ont également donné tout un spectacle à l’épreuve du 5 kilomètres, normalement considérée comme d’intensité moyenne.

« C’était un sprint, on était à fond tout le long », avoue Elliot Cardin plus habitué aux défis de 50, 75 ou même 100 kilomètres. « Paul [Lavoie] avait lancé le défi, on compétitionnait entre nous trois », explique-t-il. Il a terminé l’épreuve en 16 min 26 s, soit une seconde devant Alexandre Sauvageau et une vingtaine de secondes devant Paul Lavoie.

Aucun record n’a été battu sur cette distance, malgré le fait qu’il s’agissait de la première fois que cinq coureurs terminaient sous la barre des 17 minutes.

Il n’y avait cependant pas que des athlètes de haut niveau qui participaient à l’épreuve. Les jeunes familles étaient nombreuses, dimanche matin, au parc Daniel-Johnson, à prendre part aux différentes courses : 1, 2, 5, 10 ou 21,1 km.

Toutefois, les chiffres révèlent que l’achalandage a connu une baisse importante cette année passant de 3400 participants inscrits en 2017 à un peu plus de 3000 cette année.

Une situation qui ne surprend pas le coordonnateur et porte-parole de l’événement qui avait observé une baisse semblable au Tour du Lac-Brome en juin dernier. « Le milieu de la course est en baisse cette année, mais on est quand même content [du niveau] de participation », soutient Éric Fleury.

Près de 800 personnes ont complété le trajet de 21,1 kilomètres à la course ou à la marche.

Virage vert ?

L’organisation du Demi-marathon s’était engagée à prendre un virage environnemental à l’issue de la 11e édition où le contenu des bacs de recyclage avait été jeté à la poubelle puisque son taux de contamination était trop élevé pour être recyclé.

Éric Fleury s’était alors également engagé à bannir les bouteilles d’eau sur le site pour les remplacer par des récipients de 18 litres.

Or, les bouteilles étaient encore présentes cette année, quoiqu’en nombre moins important selon les organisateurs. « On fonctionne plus avec des gros bidons et des verres de carton, c’est progressif chaque année » se défend Éric Fleury.

L’organisation a également mis sur pied deux brigades vertes qui ont parcouru le site pour s’assurer que les poubelles ne débordaient pas. Toutefois, un rapide coup d’œil permettait de constater qu’une bonne partie du contenu des bacs de recyclage était contaminée par des restants de table.

« C’est difficile de gérer autant de monde en même temps. On essaie d’acheter tout ce qui est compostable, le bol qu’on utilise durant le repas parce exemple l’est », explique M. Fleury qui reconnaît que des efforts restent à faire.

« Éventuellement l’idéal, ça serait qu’on fasse nous-mêmes le tri complètement. On pourrait avoir une équipe de bénévole qui trierait tous les déchets en séparant ce qui peut être composté ou recyclé », avance-t-il.

Du nouveau l’an prochain

Même après douze ans d’existence, l’événement ne cesse d’évoluer. Éric Fleury explique que la municipalité de Granby presse les organisateurs de modifier les trajets en ville afin de diminuer les impacts sur la circulation. Les portions du trajet en nature seront ainsi probablement augmentées au détriment des portions sur le bitume.

« Nous devons soumettre notre trajet presque un an à l’avance. Au plus tard au début du mois de novembre, nous allons annoncer les nouveautés et les modifications pour 2019 », prévient le porte-parole.

Il est probable que ce nouveau trajet emprunte les sentiers du parc national de la Yamaska.