Le directeur général de Waterloo, Louis Verhoef, le président et la vice-présidente de GIG, Réjean et Karine Gince, et le maire de la ville, Jean-Marie Lachapelle, à l’entrée du futur quartier.

Un nouveau quartier verra le jour à Waterloo

Un nouveau quartier résidentiel verra le jour à Waterloo au cours des prochains mois. Le projet Sommet de l’Estriade est le dernier-né du Groupe Immobilier Gince, qui y investira près de 15 millions $.

Pour le promoteur, il s’agit d’un troisième projet dans la municipalité, après le développement du Carré Gince en 2015 et du Quartier L’Estriade en 2017 et 2018. Cette fois, l’entreprise concentre ses efforts sur l’aménagement d’un ensemble immobilier situé dans la rue Yves-Malouin, accessible par la rue Western, où elle prévoit construire cinq maisons unifamiliales, 52 maisons de ville et 14 jumelés, pour un total de 71 nouvelles adresses pour la première phase du projet.

Le propriétaire du Groupe Immobilier Gince (GIG), Réjean Gince, explique que lui et son équipe s’intéressaient à ce site depuis août 2018. Et bien que la transaction ait été conclue seulement la semaine dernière, les choses vont bon train. Mercredi, équipements lourds et travailleurs s’activaient déjà sur la vaste propriété de 600 000 pieds carrés.

« On a beaucoup de demandes à Waterloo et on commençait à être restreint dans l’espace », affirme M. Gince pour justifier la naissance de ce nouveau projet. Selon lui, la moitié de ses acheteurs sont des citoyens de la Rive-Sud qui choisissent de prendre leur retraite dans les Cantons-de-l’Est.

Le marché de la première maison est également très populaire dans le secteur, car elle permet aux plus jeunes d’accéder à la propriété sans devoir y consacrer trop de liquidités, ajoute-t-il. D’où la construction de plusieurs maisons de ville et jumelés offerts à prix plus abordables.

La vice-présidente du Groupe, Karine Gince, souligne par ailleurs que plus de la moitié des maisons de ville seront offertes en location.

Tous les résidants du Sommet de L’Estriade auront accès à un parc de 85 000 pieds carrés, adjacent à un futur lien cyclable éclairé menant à l’Estriade, au coin des rues Western et Beaulac.

Mme Gince mentionne au passage la possibilité d’aménager, au coeur de ce parc, une piscine publique qui pourrait être mise à la disposition de tous les Waterlois. « Des discussions sont en cours avec la Ville », laisse-t-elle savoir.

L’intérêt du GIG pour la municipalité de Waterloo repose sur plusieurs facteurs, à commencer par la proximité de l’autoroute 10 et de la ville de Bromont, fait remarquer Réjean Gince. L’aspect financier n’est pas non plus à négliger, selon lui. « Les terrains sont moins chers à Waterloo, ce qui fait que je peux offrir des maisons de 10 à 15 % moins dispendieuses qu’à Granby. »

« Les affaires ici ont été un peu longues à démarrer, mais là, c’est parti. »

Le site qui accueillera Sommet de l’Estriade jouxte celui de l’ancien pénitencier de Waterloo, maintenant démoli. Le Groupe Immobilier Gince, qui l’a acheté de Bromont Finance, y voit là d’importantes possibilités de développement. Une phase 2 — et même une phase 3 — pourrait éventuellement s’ajouter au projet, si GIG se porte acquéreur des lots adjacents.

Karine Gince ne cache pas que ce nouveau quartier possède un potentiel de 650 portes.

Bonne nouvelle

Le maire de Waterloo, Jean-Marie Lachapelle, rappelle que la rue Yves-Malouin était déjà en place, avec toutes les infrastructures municipales, mais que le projet précédent n’avait pas abouti. En confiant la relève au Groupe Immobilier Gince, la Ville s’assure de voir enfin ce secteur prendre forme.

Quant à l’idée d’une piscine publique, ce dernier préfère ne rien promettre. « Ce n’est pas pour demain. Pour l’instant, c’est un endroit privé. »

M. Lachapelle se réjouit par ailleurs de l’engagement à long terme du promoteur dans sa municipalité. « C’est lui qui bouge le plus actuellement. Waterloo n’est pas une grosse ville et peu de promoteurs sont aussi actifs et efficaces que lui. Pour nous, ce nouveau développement est une bonne nouvelle. »

Tout cela, croit-il, contribue à la transformation de Waterloo, pour le mieux. « Il y a un changement de mentalité qui s’observe. Grâce au secteur immobilier et à l’amélioration des espaces publics, on fait en sorte d’attirer du nouveau monde chez nous. »