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Geneviève Langlois-Laflamme, une Suttonnaise établie en Angleterre pour quelques mois, passera les Fêtes en Grande-Bretagne où vit désormais l’espoir de l’éradication de la pandémie.
Geneviève Langlois-Laflamme, une Suttonnaise établie en Angleterre pour quelques mois, passera les Fêtes en Grande-Bretagne où vit désormais l’espoir de l’éradication de la pandémie.

Un Noël à l’anglaise

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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NOËL CHEZ NOS EXPATS / *Depuis l'écriture et la publication de cet article dans notre édition magazine, de nouvelles restrictions ont été annoncées pour l'Angleterre. Les célébrations de Noël ne seront pas permises.* Les yeux du monde entier étaient rivés sur le Royaume-Uni le 8 décembre dernier, alors que les premiers vaccins contre la COVID-19 ont été administrés. Geneviève Langlois-Laflamme, une Suttonnaise établie en Angleterre pour quelques mois, passera les Fêtes en Grande-Bretagne où vit désormais l’espoir de l’éradication de la pandémie.

Mme Langlois-Laflamme se trouve plus précisément à Folkestone, d’où est originaire sa conjointe, depuis la mi-septembre. «En fait, la famille de ma copine devait venir nous visiter cette année, mais avec la pandémie, ce n’était plus possible, raconte la Suttonnaise. On avait déjà prévu de venir passer les Fêtes ici, alors on a devancé notre arrivée pour y être avant la deuxième vague.»

Une traversée de l’océan qui n’a pas été trop compliquée à organiser vu les circonstances, surtout pour la comptable qui, dans le cadre de son emploi actuel, peut travailler à partir de n’importe où dans le monde grâce à la technologie infonuagique!

«C’était très tranquille à l’aéroport, disons!», lance la jeune femme, qui admet avoir trouvé l’expérience de prendre l’avion avec un masque assez particulière.

Voilà donc trois mois que les deux couples cohabitent dans une maison de campagne dans le comté de Kent, au sud du pays, une région majoritairement épargnée par le coronavirus. «En fait, il y a des jours où je me sentais plus en sécurité ici qu’à Sutton! Liverpool, Manchester, Londres et l’Écosse sont parmi les plus touchées», précise Mme Langlois-Laflamme.

Après une quarantaine de deux semaines, le couple a pu voir quelques amis. «Les regroupements de six personnes et moins sont permis à l’extérieur, mais dans les lieux publics uniquement. On ne peut pas se voir dans une cour privée, par exemple», illustre Mme Langlois-Laflamme.

Des retrouvailles de courte durée puisque, le 2 novembre, le gouvernement a décrété un confinement complet d’un mois. «Tout a fermé, absolument tout, se souvient la voyageuse. On ne pouvait plus aller nulle part, on devait rester à la maison. On devait se faire livrer notre épicerie.»

Similitudes

Selon la Suttonnaise, le climat social de l’Angleterre est similaire à celui du Québec. Le pays des Beatles a eu droit, lui aussi, à sa part de manifestations antimasques et d’opposition aux restrictions sanitaires.

«En fait, ce qui se passe au Québec et en Angleterre, ça se ressemble beaucoup, sauf que j’ai l’impression que le gouvernement anglais a été plus lent à réagir, réfléchit Mme Langlois-Laflamme. Beaucoup de mesures adoptées l’ont été environ de une à deux semaines après le Québec, si ce n’est pas plus tard.»

L’obligation de se désinfecter les mains à l’entrée d’un commerce, par exemple, était en vigueur à son arrivée au pays, en septembre, mais personne ne veillait à ce que les clients le fasse. «On n’avait pas l’impression que les poignées des paniers étaient désinfectées non plus», dit-elle.

Comme au Québec, où des paliers d’alerte sont identifiés par les couleurs jaune, orange et rouge, l’Angleterre a sa propre codification pour identifier les zones plus chaudes où se propage plus facilement le coronavirus. «Ici, on parle des tiers : le premier tiers, le deuxième tiers et le troisième tiers, qui est l’équivalent de la zone rouge au Québec», explique Mme Langlois-Laflamme.

«Après le confinement de l’automne, on aurait dû se trouver dans le premier tiers, comme il y a peu de cas ici, mais la santé publique a appliqué les tiers par région. Une ville près d’ici a été gravement touchée ces dernières semaines, alors on est tombés dans le dernier tiers.»

Contrairement au Québec, les célébrations de Noël seront permises du 23 au 27 décembre prochain. Un maximum de trois familles pourra se réunir, mais à la condition de former une seule et unique bulle, c’est-à-dire de ne pas festoyer en compagnie de gens n’appartenant pas à l’un ou l’autre de ces trois ménages. «Ça fait en sorte qu’on doit choisir un côté de la famille, dans certains cas», relève Mme Langlois-Laflamme.

«Pour nous, ce sera assez simple, poursuit-elle. Ce sera nous deux, mes beaux-parents, mon beau-frère, ma belle-soeur et ma nièce. On va aussi accueillir une amie de la famille qui se retrouve seule et qui va venir habiter ici durant tout le temps des Fêtes.»

Mme Langlois-Laflamme et sa conjointe espéraient être de retour à Sutton vers la mi-janvier. Ces plans seront toutefois chamboulés en raison des nouvelles restrictions annoncées par l'Angleterre, frappée par une nouvelle souche du virus. Plusieurs pays, dont le Canada, ont par la suite restreint l'arrivée de vols provenant de l'île britannique.

*Depuis l'écriture et la publication de cet article dans notre édition magazine, de nouvelles restrictions ont été annoncées pour l'Angleterre. Les célébrations de Noël ne seront pas permises.*