Une dame et un jeune garçon profite du nouvel aménagement de la rue Shefford, à Bromont, en juin dernier.
Une dame et un jeune garçon profite du nouvel aménagement de la rue Shefford, à Bromont, en juin dernier.

Un mois de juin difficile pour les commerces de Bromont

L’annulation des événements a un impact «assez direct» chez les commerçants de Bromont, qui ont rapporté une «forte baisse» de revenus pour le mois de juin, rapporte la coordonnatrice au développement touristique à la Ville de Bromont, Marie Allaire, qui a sondé ses membres avant le début des vacances de la construction.

Elle prend en exemple les compétitions équestres, qui attirent habituellement les athlètes, leur équipe et les amateurs sur près d’un mois durant l’été ou encore les événements cyclistes.

Certains campings qui étaient à pleine capacité d’accueil en juin les dernières années, peinaient à remplir 20% de leur site cette année, rapporte Mme Allaire, qui y note «un écart considérable».

Dans l’hébergement, la baisse de l’achalandage et le temps de battement devant être respecté entre les locations jouent les trouble-fêtes pour l’industrie hôtelière de la région.

«On constate que beaucoup de gens viennent dans la journée, donc on voit quand même beaucoup de monde à Bromont, mais ils repartent après, sans nécessairement avoir consommé sur place, sans être restés en hébergement et sans être allés dans les restaurants», note-t-elle.

Le parc de glissades d’eau de Bromont, montagne d’expérience peut accueillir 50% de sa capacité habituelle cet été, soit 2500 personnes par jour. L’achalandage y est pourtant que de 500 à 1000 personnes quotidiennement, ce qui fait dire à Marie Allaire que «les gens semblent fuir les endroits où il y aurait de fortes concentrations de gens et préfèrent opter pour des activités plus individuelles».

Toutefois, les terrains de golf semblent tirer leur épingle du jeu, une bonne nouvelle pour Bromont, qui en compte quatre.

Tourisme Bromont sondera de nouveau ses membres au terme des vacances de la construction, mais déjà plusieurs d’entre eux s’attendaient à rebondir pour le mois de juillet. «Il y a beaucoup de vacanciers qui ont attendu de voir si la frontière avec les États-Unis allait rouvrir, qui devront planifier autre chose pour leurs vacances. Les téléphones commençaient à sonner», assure-t-elle.