L'organisateur du marché du Pays de la poire, Robert Brien, est également propriétaire du vignoble et cidrerie L’École du 3e rang, avec sa conjointe Nancy Gauthier.
L'organisateur du marché du Pays de la poire, Robert Brien, est également propriétaire du vignoble et cidrerie L’École du 3e rang, avec sa conjointe Nancy Gauthier.

Un marché du Pays de la poire achalandé à Saint-Joachim

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Le vent frisquet n’a pas suffi à décourager les amateurs de produits locaux qui se sont présentés en grand nombre au marché du Pays de la poire de Saint-Joachim-de-Shefford, dimanche. La sixième édition de ce marché a attiré «plus de visiteurs que l’an passé», affirme l’organisateur, Robert Brien.

«On a eu des centaines de visiteurs cette année, surtout parce que beaucoup de marchés publics sont fermés à cause de la pandémie, poursuit M. Brien. Les gens viennent de plus loin, comme de Cowansville. Oui il y a le marché en ligne de Granby, mais il n’y en a pas un physique. Les gens sont contents de se promener et de parler aux producteurs. Les gens sont de bonne humeur. Il ne pleut pas, on est content!»

Cette année, Robert Brien et sa conjointe Nancy Gauthier, propriétaires du vignoble et cidrerie L’École du 3e rang, ont décidé de donner plus de visibilité aux producteurs locaux sur les réseaux sociaux, notamment en publiant pour chacun leur histoire, ce qu’ils font et qui ils sont.

«J’ai senti que les gens étaient intéressés à les connaître. J’ai moi-même beaucoup appris sur eux. Ça a eu un effet très positif et a fait office de premier contact entre les producteurs et les clients.»

Anciens et nouveaux

Robert Brien confie que quelques exposants ne souhaitaient pas participer à cette édition du marché en mode COVID, en raison des nombreuses mesures sanitaires exigées. Mais, cela a été compensé par l’arrivée de nouveaux exposants, notamment la toute nouvelle boulangerie de Valcourt, Les Délices du Village, ouverte depuis juin dernier.

Pauline Bigeard et son conjoint Yannick Pépin, diplômé en boulangerie de France, ont décidé d’ouvrir une boulangerie à Valcourt parce qu’ils ont eu un coup de foudre pour le village en s’installant au Québec.

Tous leurs pains, viennoiseries et pâtisseries ont été vendus lors de la journée du marché. «C’était vraiment populaire! Ça a bien marché», indique la propriétaire, également originaire de France.

L’organisme a but non lucratif La petite ferme de L’auberge était présent pour vendre ses confitures maison.

En plus de La Fromagerie des Cantons, de Terre Urbaine, de Miel Fontaine et de bien d’autres, l’organisme à but non lucratif La petite ferme de L’auberge était présent pour vendre ses confitures maison. Cet organisme situé à Roxton Falls a pour mission d’aider et d’héberger les hommes qui vivent une situation difficile — dépendance, problématiques de santé mentale, conflit familial, etc. — et qui souhaitent se reprendre en main.

La fabrication et la vente de plus de 18 variétés de confitures permettent à l’organisme d’amasser des fonds, puisque celui-ci fonctionne principalement à l’aide de dons, informe son directeur, Benoît Houle.

«Coup de coeur» pour les poires

Pourquoi Saint-Joachim-de-Shefford est-il surnommé «le Pays de la poire»? Robert Brien, qui produit lui-même des poires, en plus des pommes, raisins, cerises et prunes, mentionne que c’est dû à la plantation massive de poiriers dans la village, il y a plus de quinze ans, «pour attirer les gens à venir s’établir ici».

Le petit village est ainsi devenu le Pays de la poire, puisqu’on retrouve ces arbres fruitiers sur beaucoup de terrains.

Robert Brien a quant à lui eu un «coup de coeur» pour le village en 2001. De leur résidence à Verdun, Robert Brien et Nancy Gauthier sont tombés par hasard, via internet, sur Saint-Joachim-de-Shefford. «Après 15 minutes, on avait acheté notre maison!», laisse-t-il entendre.

Fasciné par les antiquités et tout ce qui touche à l’histoire et l’éducation du Québec, il a fondé peu de temps après L’École du 3e rang. Un projet de reconstruction et de reproduction d’une école sur son terrain est d’ailleurs sur le point d’être finalisé. «Avant, on jetait les vieilles choses. Je crois plutôt qu’il faut aujourd’hui les mettre en valeur!»