Le marché réunit cette année 44 marchands, producteurs et artisans de toute sorte.

Un marché de Pâques gourmand

Malgré le vent, un léger fumet à faire saliver se faisait sentir à la place Johnson vendredi soir. Charcuterie, cidre et boissons alcoolisées, produits de l’érable ou douceurs du territoire, une quarantaine de commerçants attendaient les visiteurs du septième marché de Pâques. Pour une première fois depuis sa fondation, le marché a ouvert ses portes le vendredi, permettant ainsi à des dizaines de clients de faire leurs emplettes avant de quitter la ville.

Signe que le marché demeure tout aussi pertinent et attendu au fil des ans, une quarantaine de personnes s’entassaient à la place Johnson avant même l’ouverture du marché.

« Nous avons ouvert à 16 h, mais dès 15 h il y avait des gens à l’entrée de la place Johnson qui attendaient qu’on les laisse entrer », témoigne Samuel Gosselin, conseiller au développement de la ruralité et de l’agroalimentaire à la MRC de La Haute-Yamaska.

Et pour cause, le marché réunit cette année 44 marchands, producteurs et artisans de toute sorte. Si certains sont bien connus et appréciés de la clientèle granbyenne, d’autres en étaient à leur première présence au rendez-vous pascal.

Marcel Hervieux, des Fours du Roy, se situe dans la première catégorie. « Même si nous avons une boutique à Granby, c’est toujours pertinent et agréable de venir au marché. C’est une ambiance complètement différente et ça permet de voir de nouveaux visages qui reviennent généralement à la boulangerie par la suite », observe M. Hervieux.

Raretés

Le marché propose également des produits rares de commerçants en démarrage, dont la production est encore limitée. Les visiteurs qui s’arrêteront au kiosque de Rusé comme un canard auront ainsi la chance de goûter des produits actuellement en nomination pour le titre de producteur de l’année dans le cadre des prix Lauriers. « Nous élevons les canards en pâturage, à l’ancienne. Par contre, nous ne produisons pas assez pour vendre à l’année. On est présents dans quelques grands restaurants à Montréal, mais à l’extérieur, c’est vraiment durant le marché de Pâques et celui de Noël que le grand public peut se procurer nos produits », souligne la productrice Fernande Ouellet.

Se renouveler

Les produits de l’érable demeurent un incontournable au marché de Pâques. Trois commerces se partagent l’appétit de la clientèle en matière de sirop, de sucre, de tire, mais également de produits transformés de l’érable. L’érablière Bourbeau, situé dans le secteur Saxby corner, à Shefford, offre notamment des oignons marinés dans le sirop d’érable, de la salsa à l’érable et du vinaigre créé à partir de sirop d’érable vieilli à l’aide d’un processus de leur cru. « Je ne dirais pas que ça représente la moitié de nos ventes, mais c’est sûr que ça prend toujours une place de plus en plus importante. Pour vous donner un exemple, nous vendons maintenant le vinaigre dans des contenants d’un litre », observe Micheline Bourbeau, de l’érablière du même nom.

Tous les commerçants questionnés par La Voix de l’Est se disaient très optimistes des retombés du week-end pour leur commerce. En quelques heures, certains stocks étaient déjà épuisés.

Samuel Gosselin rappelle que le marché se déroule une semaine avant la fête sainte afin de permettre à un maximum de personnes de garnir leur table de produits locaux avant de recevoir proches et amis.