L’engagement de Nicolas Vandal contre l’intimidation a été salué à l’Assemblée­ nationale, mardi dernier.

Un jeune Miltonnais honoré à l'Assemblée nationale

Nicolas Vandal a été victime d’intimidation pendant de longues années. Sa détresse l’a mené tout près de mettre fin à ses jours, alors qu’il avait 15 ans. Il a cependant trouvé la force de reprendre le contrôle de sa vie. Après s’être investi corps et âme contre ce fléau, il a été honoré mardi à l’Assemblée nationale en recevant le prix Jeune Bénévole-Claude Masson.

C’est une enseignante au secondaire qui l’a poussé pour la première fois à parler d’intimidation devant une classe. « J’ai vu l’effet que ça faisait sur moi et aux autres et c’est ça qui m’a poussé à continuer », explique aujourd’hui l’homme originaire de Sainte-Cécile-de-Milton, quelques années plus tard.

« Les gens voient en moi un modèle de persévérance et ils se disent que si je peux réussir avec tout ce que j’ai vécu, ils le peuvent également. »

Conférencier et écrivain

Son intervention a par la suite pris la forme d’une conférence qu’il a présentée dans quelques écoles de la région et qui l’a ramené à son ancienne école secondaire, Joseph-Hermas-Leclerc. « Je mets beaucoup l’accent sur comment je m’en suis sorti ; je n’aime pas la victimisation parce que maintenant je ne suis plus une victime », explique l’homme de 28 ans, qui carbure au bénévolat et à l’engagement communautaire.

Souhaitant partager son expérience, Nicolas Vandal a publié en 2013 Le cauchemar de l’intimidation : J’ai failli en mourir, un livre biographique dans lequel il revient sur ce qu’il a subi, puis a participé la même année au vidéoclip de la pièce Oxygène, de Martin Deschamps, qui traite de discrimination. Quelques années plus tard, Nicolas était également un des jeunes qui a témoigné dans la publicité télévisée gouvernementale « Contre l’intimidation, agissons ».

Depuis qu’il étudie au baccalauréat en travail social à l’UQAM, Nicolas a diversifié ses engagements. Il donne ainsi de son temps à des patients en soins palliatifs via la Fondation PalliAmi (au CHUM) en plus de continuer à militer contre l’intimidation.

Après avoir été soutenu par ses proches, Nicolas sent le besoin « d’aider à son tour », et ce, même s’il doit limiter son implication en raison de ses études.

Parmi tous ses engagements, ses conférences gratuites ont particulièrement retenu l’attention à Québec.

Il a reçu sa distinction des mains du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais (à droite sur la photo), et de celles de Philippe Masson (à gauche), fils de feu le journaliste Claude Masson.