Un élève de 11 ans a tenté d’atteindre l’un de ses camarades de classe à l’aide d’un pistolet à balles de plastique, jeudi avant-midi, à l’école Ave Maria, à Granby.
Un élève de 11 ans a tenté d’atteindre l’un de ses camarades de classe à l’aide d’un pistolet à balles de plastique, jeudi avant-midi, à l’école Ave Maria, à Granby.

Un jeune de 11 ans amène un fusil-jouet à l’école

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
Un conflit entre deux jeunes a pris une tournure fâcheuse à l’école primaire Ave Maria, à Granby. Un élève de sixième année a tenté d’atteindre l’un de ses camarades en lui tirant dessus avec un fusil à balles de plastique, jeudi matin. Heureusement, personne n’a été blessé.

«Un élève s’est présenté à l’école avec un fusil-jouet de billes de plastique dans son sac à dos et l’a utilisé en classe», a écrit Charles Raîche, directeur de l’école Ave Maria, dans une lettre transmise aux parents hier. L’élève en question, âgé de 11 ans, a tiré avec son arme sur un autre élève, ratant sa cible.

Le Service de police de Granby a été contacté peu de temps après les événements. «Quand une situation de la sorte survient, c’est notre devoir de communiquer avec les autorités policières pour faire un suivi», a expliqué Paméla Blouin, coordonnatrice aux communications au Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs.

Une fois sur place, les policiers ont rencontré l’élève au comportement problématique, de même que ses parents. «Il y a un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) qui a été fait», a indiqué Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. C’est ensuite à l’organisme de juger si une intervention doit être faite.

«À partir de 12 ans, le Code criminel s’applique, a rappelé M. Rousseau. Mais dans son cas, ça ne s’applique pas.» Malgré tout, des traces seront gardées de cet événement impliquant le garçon de 11 ans. «En intervenant, cela nous permet d’avoir un historique sur ce jeune», si un autre incident survenait dans le futur, a-t-il ajouté.

Vouloir faire «peur»

Une mère dont le garçon se trouve dans la classe où est survenu l’incident s’est dite préoccupée par ce comportement. Elle raconte que, selon son fils, l’élève visé par le pistolet serait parfois «dérangeant» en classe.

Jeudi soir, en revenant de l’école, son fils lui aurait confié un détail troublant. Mercredi, il aurait entendu l’élève armé dire: «Je vais finir par amener mon gun pour lui faire peur.» Elle craint donc que l’élève ait décidé de poser un tel geste pour régler cette problématique. «Ce qui m’inquiète c’est qu’un élève a décidé de prendre la situation en main», de cette façon, explique-t-elle.

Selon l’agent Rousseau, il est évident que l’école n’était pas au courant qu’une telle menace avait pu être proférée dans l’enceinte de l’école. «Je n’ai aucun doute que s’ils avaient su cette information, ils nous auraient appelés», énonce-t-il.

Il a été impossible de savoir si des sanctions seront imposées au jeune garçon ayant amené l’arme à l’école. Paméla Blouin mentionne simplement qu’il «a été pris en charge», sans donner plus de précision. Elle ajoute qu’une équipe d’intervenants spécialisés a été déployée à l’école Ave Maria, pour venir en aide aux enfants comme aux membres du personnel qui en ressentiraient le besoin. Cette équipe sera encore disponible en début de semaine.