Une résidence de la rue Albert à Cowansville a été détruite par un incendie. Des éléments laissent croire que le feu est d’origine suspecte. L’enquête a été confiée à la Sûreté du Québec.

Un incendie suspect ravage une maison à Cowansville

Une adresse de Cowansville qui est bien connue des policiers a été la proie des flammes, mercredi. L’incendie d’origine suspecte, qui a complètement détruit la maison, fait l’objet d’une enquête de la Sûreté du Québec.

Cette adresse de la rue Albert n’est pas inconnue des policiers. L’un d’eux a été mordu gravement à un bras par un berger allemand, le chien appartenant à l’occupant des lieux, en juillet dernier. Le suspect est d’ailleurs soupçonné d’avoir ordonné à son animal de compagnie d’attaquer les policiers qui intervenaient pour un feu à ciel ouvert.


«  À notre arrivée, c’était presque un embrasement généralisé  »
Gilles Deschamps, directeur du Service des incendies de Cowansville

L’animal a été abattu par la police et le suspect avait pris la fuite. Ce n’est que quelques semaines plus tard, en août, qu’il a été arrêté et accusé notamment de voies de fait et d’entrave au travail des policiers.

Alors qu’il serait toujours incarcéré, selon des informations obtenues par La Voix de l’Est, la maison qu’il occupait jusqu’au moment de son arrestation a été détruite par un incendie, vers 2h30, dans la nuit de mardi à mercredi. Le feu s’est déclaré à la structure extérieure, puis s’est propagé dans la propriété. « À notre arrivée, c’était presque un embrasement généralisé, décrit Gilles Deschamps, directeur du Service des incendies de Cowansville. C’était rendu à la corniche, dans le toit. »

Les pompiers ont d’abord effectué une recherche de victime dans la maison. Personne ne s’y trouvait. Une trentaine de sapeurs de Cowansville et des services de Dunham et Sutton ont combattu le brasier. La maison, dont la valeur est estimée à 150 000 $, est une perte totale.

Des éléments considérés suspects ont incité les pompiers à confier l’enquête à la SQ. « Les pompiers ont remis la scène aux policiers pour enquêter sur la cause », indique la sergente Aurélie Guindon, porte-parole du corps policier en Estrie.