Un immeuble datant du début du 20e siècle a été démoli, à Sutton.
Un immeuble datant du début du 20e siècle a été démoli, à Sutton.

Un immeuble plus que centenaire démoli à Sutton

L’immeuble qui a abrité la Eastern Township Bank dès 1907, les téléphonistes de la Mansonville Utilities Telephone Exchange dès 1929, puis une boutique, une compagnie d’assurances, deux restaurants et la galerie Art Libre, à Sutton, a été démoli dans les derniers jours.

Un avis public de démolition du 6, rue Principale Sud, avait été publié le 15 juillet dernier et les citoyens pouvaient s’y opposer. Par contre, quatre jours avant la fin de la consultation par écrit, la Ville a signé une ordonnance de démolition.

« En effet, de nouvelles informations, un rapport d’ingénieur fourni par le propriétaire et de nouvelles inspections permettent de constater la dangerosité des lieux », indiquait la Ville dans une communication en ligne faite le 21 juillet.

L’entreprise propriétaire n’a pas tardé à y donner suite. Vendredi, les débris étaient déjà retirés.

Le registre foncier de Sutton indique que l’année de construction de l’immeuble est 1979. Or, l’édifice de deux étages a été reconstruit au tournant du 20e siècle, selon la société d’histoire Héritage Sutton, après le Grand feu de Sutton. Dans la nuit du 15 avril 1898, le feu avait détruit 35 bâtiments au cœur de Sutton, entre la rue Maple et là où se trouve aujourd’hui la microbrasserie auberge Sutton Brouërie.

Héritage Sutton n’a pas d’indication que le 6, Principale Sud, aurait été de nouveau rasé par les flammes puis reconstruit en 1979. En comparant les photographies de l’époque de la Mansonville Utilities Telephone Exchange et celle d’avant la démolition, il est possible de constater qu’il s’agit de la même structure, à l’exception de quelques éléments d’architecture, comme les colonnes et les fenêtres avant du rez-de-chaussée.

L’immeuble fait l’objet de l’inventaire, toujours en développement, du patrimoine bâti rédigé par la firme Patri-Arch pour le compte de Sutton. L’intérêt patrimonial était moyen sur l’échelle se répartissant allant d’exceptionnel à faible.

Joint par l’auteure de ces lignes, le propriétaire de l’adresse, Louis-François Langelier, n’a pas voulu commenter les raisons qui justifiaient la démolition de l’immeuble. Il n’a pas souhaité non plus éclairer le quotidien sur l’avenir du terrain.

Notre demande d’information à la Ville est restée lettre morte.