Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les Granbyens Jocelyn Desrochers et Lyne Paquette passeront les prochains mois sous le chaud soleil du Mexique à leur résidence secondaire située dans la région de Puerto Vallarta.
Les Granbyens Jocelyn Desrochers et Lyne Paquette passeront les prochains mois sous le chaud soleil du Mexique à leur résidence secondaire située dans la région de Puerto Vallarta.

Un hiver différent sous le soleil du Mexique

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
NOËL CHEZ NOS EXPATS / Jocelyn Desrochers déteste l’hiver. Avant même d’être à la retraite, il s’évadait vers la chaleur à la moindre occasion. Malgré la pandémie, sa conjointe et lui sont montés à bord d’un avion à destination de leur résidence secondaire au Mexique, où ils passeront non seulement le temps des Fêtes, mais également les prochains mois.

« On est ici depuis le 3 octobre et il n’y a pas eu une journée de pluie, pas un nuage. Ça a été très chaud. Il fait toujours beau. C’est le paradis! », raconte M. Desrochers, policier à la retraite de la Sûreté du Québec en Haute-Yamaska.

Sa conjointe, Lyne Paquette, et lui séjournent la moitié de l’année au Mexique depuis quelques années, dans la région de Puerto Vallarta. Après avoir passé l’été au Québec, ils se sont questionnés sur leur retour au soleil en raison de la pandémie.

Disons que la décision n’a pas été tellement difficile à prendre. Pas question toutefois pour les Granbyens de partir sans protection. Ils ont contracté une assurance maladie pour couvrir tous les frais s’ils doivent recevoir des soins ou même être hospitalisés.

« Cet été, on devait décider si on louait une maison au Québec pour l’hiver ou si on retournait au Mexique. La seule question qu’on s’est posée, c’est qu’il fallait être capable de se trouver des assurances pour la COVID. Deux compagnies pouvaient nous couvrir et ça nous coûtait 1500 $ de plus pour l’hiver, pour nous deux. On a donc acheté nos billets d’avion », explique le retraité.

Le voyage entre le Québec et leur terre d’accueil s’est déroulé comme un charme et dans le respect des règles sanitaires. « On voit que c’est tranquille dans les aéroports. Il y a beaucoup moins de monde qui voyage, beaucoup moins de vols... », a remarqué le couple.

Quarantaine volontaire

À leur arrivée au Mexique, tout s’est aussi très bien déroulé. Même si la quarantaine n’est pas obligatoire, le couple s’est volontairement isolé. «Tous les gens qu’on connaît ont fait une quarantaine volontaire en arrivant au Mexique. Oui, ils ont fait leurs commissions, mais pas de visites et pas de restaurants pour s’assurer qu’ils ne soient pas infectés. Tous les gens qu’on côtoie sont respectueux», indique M. Desrochers.

Le policier à la retraite affirme que les règles sanitaires en sol mexicain sont similaires à celles en vigueur au Québec. Prise de température et désinfection des mains sont obligatoires avant d’entrer dans un commerce ou un endroit public. Une distanciation est aussi en place dans les restaurants et même sur les plages.

« Les restaurants ne sont pas fermés, mais ils opèrent à une capacité de 30 %. Ils ont retiré des tables et il y a trois mètres entre elles, décrit-il. C’est sûr qu’il y a des endroits où on allait, où la nourriture était excellente, mais où l’hygiène était douteuse. C’est clair qu’on n’y va pas. Partout ailleurs, à quelques exceptions, les serveurs portent des masques et des gants. La semaine passée, dans un restaurant, il apportait une bière avec une lingette désinfectante. »

Un hiver tranquille

Le complexe où vit le couple compte près de 90 propriétés. Entre 40 et 50 sont généralement occupées l’automne. Or, dans le contexte actuel, seulement une vingtaine de propriétaires sont présents, constate M. Desrochers, qui estime qu’au maximum 60 % des maisons seront occupées cet hiver en raison de la pandémie.

Le site, qui bourdonne habituellement d’activités, est au ralenti. Le volleyball, les séances d’aérobie et les rassemblements « potluck » ne sont pas à l’horaire. Les deux piscines, fermées durant tout l’été, sont rouvertes et peuvent être fréquentées par les occupants de deux adresses à la fois et sur réservation seulement. « C’est un hiver hors de la normale », constate le Québécois.

Fervent amateur de golf, Jocelyn Desrochers se découvre un nouveau passe-temps : la pêche.

Sa conjointe, elle, s’est tournée vers sa cuisine où elle élabore des recettes qu’elle compte bien regrouper dans un livre! Tous deux limitent aussi leurs sorties. « On fait attention. On va rarement au restaurant. On fait quand même nos commissions en respectant les règles sanitaires. On reste à distance, on se parle à distance. On fait tout ce qu’on ferait au Québec », dit M. Desrochers.

Le plus difficile est d’être à des milliers de kilomètres de leurs enfants et petits-enfants qui ne pourront pas les visiter cette année. « De la visite de nos enfants, on n’en aura pas cet hiver. C’est juste logique », estime le couple, qui rentrera au Québec au printemps.